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Ernesto Sirolli : Vous voulez aider quelqu’un ? Taisez-vous et écoutez!

Dans ce TEDx talk, Ernesto Sirolli donne sa vision sur l’’aide efficace. Il pose le principe que les personnes qui veulent aider devraient se mettre à disposition de la population locale. Ainsi, le respect s’obtient en écoutant tout d’’abord les gens que vous voulez aider, pour capter la passion, l’’énergie et la motivation de la population locale.

De plus, reconnaître que nous sommes tous codépendants est important pour nous faire redescendre du haut de l’’échelle où nous pouvons clamer haut et fort que nous sommes des autodidactes et que l’’on a besoin de personne.

Ainsi, c’est en se connectant à nos valeurs humaines qu’e l’on peut d’’abord répondre à un réel besoin et aider les autres à se réaliser.

Notre client sait mieux que quiconque de quoi il a réellement besoin !

La qualité d’’écoute vers l’’autre, c’’est avant tout une attention profonde où l’’on se décentre de soi pour donner de l’’espace à l’’expression sans jugement.

L’écoute active est indispensable pour détecter les besoins de son client et pouvoir y répondre.

Quelques principes soulignés par Ernesto Sirolli :

1/ »Si les gens ne veulent pas être aidé, laissez-les tranquille », on perdrait moins d’’énergie

2/Les connaissances s’’acquièrent. Elles sont disponibles.

3/Communauté / Réseau : Prendre les ressources là ou elles sont, sans aller les chercher à l’’autre bout de la terre. Trouver les bonnes ressources pour avancer à plusieurs dans son projet.

4/Enfin, une des choses les plus difficiles : « se taire et écouter ». Savoir écouter l’autre, et observer un temps d’observation en montrant son respect face à autrui.

Dis, tu voudrais pas faire mon boulot à ma place ?

L’été n’est pas encore arrivé, mon humeur s’en ressent, d’où ce petit billet à propos d’internautes qui souhaiteraient que l’on fasse leur boulot à leur place.

Je ne peux m’empêcher de vous donner quelques perles (glanées dans mes archives depuis quelques mois). J’aime beaucoup l’aplomb de certains :

Bonjour, je suis nouvellement responsable Web et je vous contacte car je recherche des outils pour surveiller l’E-réputation de mon entreprise. Si vous avez des noms à me donner n’hésitez surtout pas. Je suis un peu perdu entre les offres payantes et gratuites ».

Bonjour, je viens juste d’intégrer un poste de chef de projet Web. Je dois créer un blog d’entreprise et j’aurais voulu savoir quelles plateformes vous pourriez me conseiller. Je recherche également des comptes Twitter à suivre.

Bonjour, deux outils s’offrent à moi : X ou Y. Pourriez-vous me dire quel serait le meilleur à choisir pour mon entreprise ? Je vous envoie toute information qui pourrait vous aider à choisir…

Bonjour, animatrice de communauté je voudrais savoir si vous connaissez de bons intervenants sur le Web, je suis preneuse! On en a besoin pour une conférence. Je pensais pas que c’était si dur de trouver quelqu’un qui veuille intervenir.

Et cela peut commencer dès l’entrée en stage :

Bonjour, je suis stagiaire chez **** et je vous sollicite car j’ai besoin d’aide pour construire une cellule de veille en l’espace de 6 mois. Pourrais-je vous téléphoner pour en discuter ?

Pour cette demande j’ai recontacté ce stagiaire car j’estimais qu’en tant qu’ancienne étudiante j’aurais bien voulu aussi qu’un pro me contacte ^^ Malheur m’en a pris, ce jeune voulait en somme que je crée la cellule de veille et que je fasse son rapport de stage. Je suis trop naïve cela m’apprendra !

Cela dit, les demandes de stagiaires me dérangent beaucoup moins que les mails envoyés par des « professionnels » censés être compétents.

Mais comment peut-on être responsable de projet / Web et envoyer ce type de demande ? : Avec de l’aplomb et du bagout on peut facilement tromper son monde. Certains dirigeants de PME-PMI effectuent eux-même les entretiens (pas de service RH, pas de responsable marketing /communication) et n’ont pas de connaissances techniques dans les domaines concernés.

Combien de personnes nouvellement embauchées ont été gentiment remerciées au bout de quelques mois avec parfois un non remplacement de poste ? Un dirigeant d’une PME locale m’a annoncé il y a quelques mois qu’un de leurs salariés, Community Manager n’allait pas être reconduit au bout de 6 mois de contrat. Raisons ? engager un élément  inexpérimenté, lui confier des responsabilités en communication digitale et ligne éditoriale et se rendre compte tardivement de conséquences engendrées sur l’entreprise.

Combien peuvent décrédibiliser une profession ? On peut le constater pour les stagiaires en CM mais qu’en est-il des métiers dans la Veille et l’E-Réputation ?

Mes confrères et consœoeurs auront très certainement d’autres perles à nous donner ^^

Demande de mise en relation : personnalisez vos messages !

Pour une mise en relation en règle

Petit message à toute personne « souffrant » du syndrome du clic « ajout d’un contact »  : soyez un peu plus subtil dans la construction de votre réseau… Personnalisez vos messages pour une bonne mise en relation !

En effet, j’ai eu récemment le cas sur Viadéo (comme c’est étonnant !?) d’un spammeur  contact voulant ajouter en très peu de temps une bonne centaine de personnes à son réseau. Bon nombre de professionnels de l’info auront eu son invitation ces jours-ci ^^

Y a t-il une valeur ajoutée  ? : aucune, au contraire vous vous discréditez vis à vis du réseau.

Petit récapitulatif de règles :

  • Personnaliser son message : présentez-vous, motif de la demande, intérêt de rentrer en contact avec autrui
  • Cibler les contacts par rapport à votre projet professionnel, compétences et savoir-faire
  • Se demander si de futurs échanges pourraient se concrétiser une fois l’ajout du contact
  • Restreindre les demandes d’invitation : et oui on ne peut pas rentrer en contact avec tout le monde !
  • Vous n’avez droit qu’à un seul essai lorsque vous envoyez vos invitations. Éviter de revenir à la charge si une première demande a été refusée
  • Primer sur la qualité et non sur la stratégie du nombre. Il faut être vraiment naïf pour croire qu’une collection de contacts pourra servir à vous ouvrir des portes…
  • Soyez vous-même et n’abusez pas de phrases impersonnelles prises d’un peu partout mais qui ne viennent pas directement de vous.

Ce message s’adresse également à certains de mes adhérents Ecobiz qui choisissent la solution de facilité via un message standard 🙂

Bref, soyez vous-même et ne faites pas ce que vous n’aimeriez pas que l’on vous fasse !

Pause estivale

Voilà il est temps à mon tour de prendre des vacances ! Coupure totale : plus de réseaux sociaux , pas de téléphone pendant 1 mois….si si c’est possible ^^

Ces instants ne seront rien qu’à moi donc pas de Facebook ni de Foursquare ! Il y aura de toute façon les photos par la suite 🙂 Je vous donne donc rendez-vous mi-septembre et d’ici là portez vous bien !

Retour sur le Challenge de la Veille 2011

Voici une semaine que le Challenge de la Veille est terminé, donnant Besançon grande gagnante. Je tiens encore à féliciter l’équipe 🙂
Ce fut une première pour moi en tant que membre du jury et je remercie Mme Simonot de m’avoir sollicité.

Ce billet sera articulé sur mon ressenti de l’épreuve. Pour des raisons de confidentialité, je ne rentrerai pas dans les détails des dossiers écrits ni des épreuves orales. Un aperçu général de l’animation et de l’exercice de Challenge sera uniquement décrit, au niveau de l’épreuve écrite et orale, puis je donnerai mon ressenti en tant que membre du jury.

L’écrit
Le sujet a été maitrisé par l’ensemble des équipes. En connaissant la technicité du sujet les équipes ont fourni un énorme travail, surtout si l’on tient compte de la deadline : une semaine pour l’écrit et l’oral, + une semaine supplémentaire aux équipes finalistes pour refinaliser le dossier.
L’épreuve de l’écrit dans un challenge de la veille requiert certaines conditions : une bonne analyse du sujet et problématique(s) soulevé(es), un travail de synthèse, choix dans la représentation de l’information, une sélection et une qualification des sources, du réseautage (prises de contacts d’entreprises, d’organismes ou autres personnes ressources) de la réflexion (recommandations et prise de décision.

L’oral :
L’épreuve de l’oral finalise le dossier de veille, la dernière ligne droite. Plusieurs points sont importants :
– La gestion du timing : 15 minutes en totalité ce qui requiert une bonne gestion et une synchronisation entre membres de l’équipe (qui sont parfois 5)
– L’animation orale : veiller à la gestuelle et à la gestion du groupe (comment se répartir l’oral, qui sera l’animateur du groupe, celui qui répondra aux questions)
– Contenu : les slides doivent être uniques par rapport à l’écrit. Le jury l’a déjà lu et il ne veut pas retrouver un copié collé du dossier. Il faut pour cela faire un condensé et créer une dynamique tout au long de l’oral à travers graphiques et tableaux.

Ayant fait ce challenge en 2001, je me souviens de très bons moments passés avec l’équipe. Stress, fous rires, nuits blanches pendant une semaine ont crée une forte complicité parmi le groupe et crée des synergies. Cet exercice nous en apprend plus sur nous-même, à savoir la répartition des tâches par intérêt et compétences mais également au niveau de la personnalité (leader et suiveurs dans l’équipe).

J’ai demandé à l’équipe gagnante de Besançon leur ressenti par rapport à l’écrit et l’oral. Ci-joint leur témoignage :

Pour l’écrit :
Les + :
Très intéressant de se déplacer et d’aller au contact des professionnels
Mode de travail très agréable : Travailler en groupe est enrichissant, bonne entente au sein du groupe ce qui a fait notre unité
Se donner a fond pour accomplir le projet jusqu’au bout, se donner des objectifs et tous les remplir.

Les – :
Rythme de travail très soutenu, ce qui engendre fatigue et stress
Difficulté de s’approprier les termes du sujet.
Temps relativement court pour la rédaction par rapport a toutes les informations collectées.

Pour l’oral :

Les + :
Nous nous sommes surpassées et avons réussi a gérer notre stress pour que l’oral soit le plus fluide possible
Nous avons été très bien coachées et entrainées par nos professeurs qui nous ont soutenu durant toute la préparation

Les – :
Passer les premières
Peur d’avoir pris le risque de répondre « non » au sujet.

En tant que membre du jury
On a déjà moins de stress par rapport aux étudiants mais l’on se doit d’être le plus intègre et juste qu’il soit.
– Des rencontres entre professionnels : Avoir été membre du jury ce sont déjà des rencontres enrichissantes entre professionnels de secteurs et de parcours différents. Le sujet étant technique, il était intéressant de suivre le raisonnement, la compréhension et l’appropriation du sujet par les industriels par rapport aux membres du jury ayant une expertise dans la veille.

– Aspect pédagogique : très formateur de suivre les différents dossiers, faire des corrections, donner son jugement et voir où en sont les étudiants au niveau de leurs connaissances via un cas pratique.

– Contacts avec les étudiants : Public qui veut apprendre, qui fait force de motivation et qui nous rebooste également.

Bref, un beau moment que ce Challenge de la Veille 2011 et que l’on voudrait voir se développer parmi les autres IUT de France ayant une formation en Sciences de l’Information.
D’ailleurs je voudrais bien savoir si des épreuves sous forme de Challenges ou autres sont organisés dans d’autres établissements hors IUT, à un niveau Master ?

Et d’un point de vue plus professionnel, un type de challenge organisé pour des leaders en information seraient intéressantes (idée d’un des membres du jury), mais de là à voir un jour un tel exercice entre entreprises est un peu utopique…

Lire également ce billet qui rend compte de la préparation de l’équipe de Strasbourg (écrit par Mme. Guyot pour l’ADBS, et professeur de veille à l’IUT).

Les réseaux informationnels sous la Venise médiévale

Revenue depuis peu de Venise, j’ai montré depuis un intérêt à l’histoire de la Sérénissime et comment jadis elle collectionnait les informations à travers les flux maritimes, fluviaux ou terrestres.

3 réseaux se superposent, Politique et administratif, Economique et enfin Commercial.
Ces trois réseaux se complètent et s’épaulent, quand par exemple des acteurs de la vie économique sont convoqués devant le conseil. Le 3ème réseau, cimente les deux autres.

Différents types d’informations circulaient à travers la Cité : lettres, courriers, comptes-rendus écrits ou physiques, dépêches, avis… Ce sont les célèbres Diarii.
Il y avait les fameuses « bouches de pierre ou bouches de dénonciation » (cf photo ci-dessus) où chaque soir des habitants déposaient leurs libelles souvent anonymes à l’intention des services secrets du Doge.

Sensible à l’Histoire et aux différents réseaux informationnels à travers l’Histoire / pays je vous invite à parcourir ces lectures suivantes si vous vous voulez en savoir plus sur les Diarii, sur les connexions entre ces 3 réseaux et les différents modes de circulation encourus.

Autre point plus intéressant est de voir comment se faisait l’enregistrement et les notations des nouvelles par rapport à l’identification de la source et de sa nature mais également à la véracité de l’information : incertaines « et l’on dit »  » et le bruit se répandit » ou recevables « et il se répandit la nouvelle, qui se révéla être vraie… »

– Crouzet-Pavan Elisabeth. « Les mots de Venise : sur le contrôle du langage dans une Cité-Etat Italienne ». 24ème congrès, Avignon, 1993.pp. 205-218

– Crouzet-Pavan Elisabeth. « Venise : une invention de la ville XIIIè- XVème siècle » 1997

– SARDELLA Pierre. Nouvelles et spéculations à Venise au début du XVIe siècle. Paris, A. Colin, s. d. [1948]. (Cahiers des Annales, I.)

– D’ANDREA David : The power of perception : Venice, the early reformation, and the Diarii of Marino Sanuto (1518-33)

– ZORZI Alvise : « Histoire de Venise : La République du Lion » PERRIN 2001