Archives de catégorie : Humeur

Retour sur le Challenge de la Veille 2011

Voici une semaine que le Challenge de la Veille est terminé, donnant Besançon grande gagnante. Je tiens encore à féliciter l’équipe 🙂
Ce fut une première pour moi en tant que membre du jury et je remercie Mme Simonot de m’avoir sollicité.

Ce billet sera articulé sur mon ressenti de l’épreuve. Pour des raisons de confidentialité, je ne rentrerai pas dans les détails des dossiers écrits ni des épreuves orales. Un aperçu général de l’animation et de l’exercice de Challenge sera uniquement décrit, au niveau de l’épreuve écrite et orale, puis je donnerai mon ressenti en tant que membre du jury.

L’écrit
Le sujet a été maitrisé par l’ensemble des équipes. En connaissant la technicité du sujet les équipes ont fourni un énorme travail, surtout si l’on tient compte de la deadline : une semaine pour l’écrit et l’oral, + une semaine supplémentaire aux équipes finalistes pour refinaliser le dossier.
L’épreuve de l’écrit dans un challenge de la veille requiert certaines conditions : une bonne analyse du sujet et problématique(s) soulevé(es), un travail de synthèse, choix dans la représentation de l’information, une sélection et une qualification des sources, du réseautage (prises de contacts d’entreprises, d’organismes ou autres personnes ressources) de la réflexion (recommandations et prise de décision.

L’oral :
L’épreuve de l’oral finalise le dossier de veille, la dernière ligne droite. Plusieurs points sont importants :
– La gestion du timing : 15 minutes en totalité ce qui requiert une bonne gestion et une synchronisation entre membres de l’équipe (qui sont parfois 5)
– L’animation orale : veiller à la gestuelle et à la gestion du groupe (comment se répartir l’oral, qui sera l’animateur du groupe, celui qui répondra aux questions)
– Contenu : les slides doivent être uniques par rapport à l’écrit. Le jury l’a déjà lu et il ne veut pas retrouver un copié collé du dossier. Il faut pour cela faire un condensé et créer une dynamique tout au long de l’oral à travers graphiques et tableaux.

Ayant fait ce challenge en 2001, je me souviens de très bons moments passés avec l’équipe. Stress, fous rires, nuits blanches pendant une semaine ont crée une forte complicité parmi le groupe et crée des synergies. Cet exercice nous en apprend plus sur nous-même, à savoir la répartition des tâches par intérêt et compétences mais également au niveau de la personnalité (leader et suiveurs dans l’équipe).

J’ai demandé à l’équipe gagnante de Besançon leur ressenti par rapport à l’écrit et l’oral. Ci-joint leur témoignage :

Pour l’écrit :
Les + :
Très intéressant de se déplacer et d’aller au contact des professionnels
Mode de travail très agréable : Travailler en groupe est enrichissant, bonne entente au sein du groupe ce qui a fait notre unité
Se donner a fond pour accomplir le projet jusqu’au bout, se donner des objectifs et tous les remplir.

Les – :
Rythme de travail très soutenu, ce qui engendre fatigue et stress
Difficulté de s’approprier les termes du sujet.
Temps relativement court pour la rédaction par rapport a toutes les informations collectées.

Pour l’oral :

Les + :
Nous nous sommes surpassées et avons réussi a gérer notre stress pour que l’oral soit le plus fluide possible
Nous avons été très bien coachées et entrainées par nos professeurs qui nous ont soutenu durant toute la préparation

Les – :
Passer les premières
Peur d’avoir pris le risque de répondre « non » au sujet.

En tant que membre du jury
On a déjà moins de stress par rapport aux étudiants mais l’on se doit d’être le plus intègre et juste qu’il soit.
– Des rencontres entre professionnels : Avoir été membre du jury ce sont déjà des rencontres enrichissantes entre professionnels de secteurs et de parcours différents. Le sujet étant technique, il était intéressant de suivre le raisonnement, la compréhension et l’appropriation du sujet par les industriels par rapport aux membres du jury ayant une expertise dans la veille.

– Aspect pédagogique : très formateur de suivre les différents dossiers, faire des corrections, donner son jugement et voir où en sont les étudiants au niveau de leurs connaissances via un cas pratique.

– Contacts avec les étudiants : Public qui veut apprendre, qui fait force de motivation et qui nous rebooste également.

Bref, un beau moment que ce Challenge de la Veille 2011 et que l’on voudrait voir se développer parmi les autres IUT de France ayant une formation en Sciences de l’Information.
D’ailleurs je voudrais bien savoir si des épreuves sous forme de Challenges ou autres sont organisés dans d’autres établissements hors IUT, à un niveau Master ?

Et d’un point de vue plus professionnel, un type de challenge organisé pour des leaders en information seraient intéressantes (idée d’un des membres du jury), mais de là à voir un jour un tel exercice entre entreprises est un peu utopique…

Lire également ce billet qui rend compte de la préparation de l’équipe de Strasbourg (écrit par Mme. Guyot pour l’ADBS, et professeur de veille à l’IUT).

Les réseaux informationnels sous la Venise médiévale

Revenue depuis peu de Venise, j’ai montré depuis un intérêt à l’histoire de la Sérénissime et comment jadis elle collectionnait les informations à travers les flux maritimes, fluviaux ou terrestres.

3 réseaux se superposent, Politique et administratif, Economique et enfin Commercial.
Ces trois réseaux se complètent et s’épaulent, quand par exemple des acteurs de la vie économique sont convoqués devant le conseil. Le 3ème réseau, cimente les deux autres.

Différents types d’informations circulaient à travers la Cité : lettres, courriers, comptes-rendus écrits ou physiques, dépêches, avis… Ce sont les célèbres Diarii.
Il y avait les fameuses « bouches de pierre ou bouches de dénonciation » (cf photo ci-dessus) où chaque soir des habitants déposaient leurs libelles souvent anonymes à l’intention des services secrets du Doge.

Sensible à l’Histoire et aux différents réseaux informationnels à travers l’Histoire / pays je vous invite à parcourir ces lectures suivantes si vous vous voulez en savoir plus sur les Diarii, sur les connexions entre ces 3 réseaux et les différents modes de circulation encourus.

Autre point plus intéressant est de voir comment se faisait l’enregistrement et les notations des nouvelles par rapport à l’identification de la source et de sa nature mais également à la véracité de l’information : incertaines « et l’on dit »  » et le bruit se répandit » ou recevables « et il se répandit la nouvelle, qui se révéla être vraie… »

– Crouzet-Pavan Elisabeth. « Les mots de Venise : sur le contrôle du langage dans une Cité-Etat Italienne ». 24ème congrès, Avignon, 1993.pp. 205-218

– Crouzet-Pavan Elisabeth. « Venise : une invention de la ville XIIIè- XVème siècle » 1997

– SARDELLA Pierre. Nouvelles et spéculations à Venise au début du XVIe siècle. Paris, A. Colin, s. d. [1948]. (Cahiers des Annales, I.)

– D’ANDREA David : The power of perception : Venice, the early reformation, and the Diarii of Marino Sanuto (1518-33)

– ZORZI Alvise : « Histoire de Venise : La République du Lion » PERRIN 2001

Bonne Année 2011 !

Bonne année à tous ceux qui sont passés sur ce blog et à tous ceux qui passeront

2011 : 7 ème de blogging, que le temps passe vite..

Malgré une absence un peu prolongée de 6 mois en 2009 je suis toujours là et je compte bien poursuivre mes publications.

L’année 2010 a plutôt été sympa pour moi : VeilleLAB, intervention à l’IUT de Besançon, formations données dans l’animation de communautés aux PME-PMI, participations au Rencard du Web et un projet sur l’univers féminin nommé Ma-Demoiselle.

Bien contente aussi d’avoir pu rencontrer en 2010 des pros de l’information : je pense à Camille, Gauthier, Marie M., Patrick, Maël et les deux Annéciennes Séverine et Virginie

A bientôt !

Retour sur le premier VeilleLAB Rhône-Alpes

Marie a fait un compte rendu nickel sur son blog alors je ne sais pas quoi rajouter de plus mais je vais essayer d’en faire un, surtout pour Arnaud pour qu’il puisse avoir un petit compte rendu alors qu’il était malheureusement absent le jour J.
Un autre retour plus pro de l’événement sera bientôt disponible sur le site officiel du VeilleLAB.

Arrivée
Stéphane, Pierre, Yannick et moi étions les premiers à arriver au lieu dit du Café du bout du monde et je peux dire que le GPS a chauffé et nous a fait prendre un dédale de petites ruelles dans le boin coin fort sympathique de la Croix Rousse.
A la terrasse une question me taraudait : je n’avais jamais vu de visu certains participants (seulement une petite photo via Facebook ou Twitter) et une petite pancarte VeilleLAB (comme on peut voir avec les guides dans les groupes de touristes) aurait été judicieuse ^^
Par exemple, à un moment j’ai vraiment cru que Mael était arrivé et nous attendait devant le bar. Je n’arrêtais pas de fixer le « faux Mael » qui a bien du me prendre pour une folle…
En revanche, j’ai reconnu Laurent qui semblait lui attendre quelqu’un. Je me suis lancée en allant vers lui, qu’avais-je à perdre alors que je m’étais déjà ridiculisée précédemment ^^
Les participants sont arrivés petit à petit et comme il faisait bien chaud c’était une bonne idée d’avoir organisé le RDV dans le sous-sol du bar.

Début de soirée
Des groupes ont commencé à se constituer.
Avec Mael nous avons bien discuté de nos expériences mutuelles au sein d’une CCI alors qu’au même moment la Chambre des Métiers 74 arrivait en force avec Séverine et Virginie.
Avec Stéphane j’ai pu discuter du décryptage d’offres d’emploi dans la veille en Suisse, avec Pierre de référencement, de blogueurs influenceurs ou non, de projets perso pro etc : un vrai web entrepreneur aux 10 idées à la minute 🙂
J’ai aussi fait la connaissance de Sir Chamallow : je ne vous dis pas son vrai prénom car il faut pour cela le voir en vrai 🙂

L’après soirée
Après moult discussions l’appétit se faisait sentir. Sur les conseils de Sir Chamallow une douzaine d’entre nous sommes allés à une pizzéria du coin. L’ambiance était toujours aussi sympa et on discutait de sujets plus persos : les geeks étaient en bout de table à zyeuter le nouvel Iphone 4 de Marie alors que de notre côté c’était plutôt un débat sur la Coupe du Monde de Foot de long en large avec même un petit point sur l’E-réputation par rapport à l’équipe de France.

La soirée s’est terminée aux environs de 23h, heure de tous reprendre nos directions respectives en espérant se revoir pour un prochain apéro. Mais on s’est quitté avec « un très vite sur le Net ».

Applaudimètre
Un grand merci à toutes et tous pour vendredi dernier. Je me répète mais je ne pensais pas qu’il y allait y avoir 22 personnes pour une première. Mention spéciale à Patrick et Thomas qui sont venus tout spécialement pour nous de Paris et Besançon.
22 c’est un bon début et ce n’est pas la taille qui compte mais les discussions !

Un grand merci à Laurent et Christophe pour le prêt de la salle. Vous avez fait du très bon travail et vous nous avez assuré un énorme gain de temps. Merci aussi pour votre motivation et implication dans le projet 🙂
Merci Arnaud pour ton enthousiasme tout au long de la gestion du projet. Promis on en refait un très vite avec ta présence cette fois-ci.

Enfin je profite pour lancer un grand MERCI à toute l’équipe VeilleLAB Paris et notamment Dorothée qui a géré comme une chef la logistique malgré la distance. Elle était également super réactive et répondait rapidement à tous nos mails pour nous aider.
Note aux futures équipes des VeilleLAB Nord et Alsace : vous ne serez pas déçu, c’est très enrichissant humainement et vous avez tout à y gagner ^^

Je profite pour rajouter ici la liste des twitterers présents à la soirée que Sir Chamalllow a compilé. N’hésitez pas à vous rajouter si ce n’est pas déjà fait.

Ingrédients pour le prochain événement :
– Faire un vrai tour de table pour délier les langues et vaincre la timidité.
– Faire plus de photos !
– Mettre plus d’affiches sur l’événement à l’intérieur du bar
– Evoluer davantage parmi les participants et faire en sorte que tout le monde puisse se rencontrer.

Table ronde des anciens étudiants de l’IUT Information-Documentation de Besançon

Le mois dernier j’ai eu l’occasion de participer à une rencontre des anciens étudiants de l’IUT Information-Communication de Besançon.

Mon parcours au sein de l’établissement aura duré 3 ans (DUT Information-Documentation puis Licence Professionnelle Veille en entreprise entre 1999 et 2002) et m’aura conforté de vouloir évoluer dans le monde de la veille et suivre de nouvelles opportunités.

Je suis donc venue avec pour objectif de pouvoir renseigner, aider le mieux que possible les étudiants en information-documentation car pour tout professionnel il est très enrichissant de transmettre ses connaissances, astuces mais également recommandations pour l’avenir.

Une table ronde avait été installée. Le thème en question était « Pour dépasser les clichés sur la veille ». Malheureusement par manque de temps nous n’en sommes restés que sur la présentation de chacun des auditeurs. Ce bref échange avec nouveaux et anciens élèves de documentation ne m’a pas empêché de faire plusieurs constats qui étaient déjà d’actualité il y a 10 ans.

1 : Bonne formation de l’IUT : les anciens étudiants ont en grande majorité admis que l’IUT leur avait fourni matière et technicité en comparaison de l’université où ils avaient poursuivi leurs études. Lorsque j’étais moi-même en maîtrise Gestion de l’Information je ressentais ce constat. Les étudiants d’alors n’avaient eu que peu de modules en documentation et peinaient pour rattraper leurs lacunes. Les stages étaient absents dans leurs cv (non obligatoire par rapport à la formation d’IUT) et ils manquaient donc d’expériences.

2 : Bonne image des IUT de la part des entreprises. Nous avons tous été unanimes pour signaler l’intérêt que portent les entreprises face à un candidat ayant son DUT. Même si un Bac +2 ne suffit plus désormais pour trouver un emploi c’est un atout efficace qui pourra faire peser dans la balance lors d’une candidature finale.

3 : Les nouveaux étudiants en Info-Documentation de Besançon sont peu nombreux par rapport aux promotions Communication et Publicité. La plupart se sont dirigés en documentation pour avoir été refusés dans une des deux autres sections. Un bref entretien avec certains d’entre eux m’ont fait comprendre qu’il y avait (encore et toujours) des clichés à savoir : poussière, archives, indexation et j’en passe… mais je dirai surtout une méconnaissance du métier. Il faudrait que dès la terminale les élèves aient une sensibilité à l’importance de l’information dans un cadre plus en réalité avec les besoins d’une entreprise. Aujourd’hui l’accent est davantage tourné sur la préservation des documents et sur la constitution d’un centre de documentation traditionnel. Ce côté plus dynamique amènerait très certainement davantage d’étudiants à l’IUT.
Bref, espérons que pour les années suivantes il y ait plus d’étudiants en info-documentation …mais aussi des éléments masculins pour inverser la tendance féminine que j’ai pu remarquer 🙂

D’ailleurs pour info j’aimerais savoir quelles sont les tendances en Information-Documentation dans les autres IUT de France par rapport aux départements Communication, Publicité, Gestion Administrative ?

4 : Malgré un bon profil opérationnel transmis par l’IUT les anciens étudiants présents à cette table ronde ont alterné entre stages et contrats précaires. Combien d’élèves non présents ce jour-ci ont abandonné et se sont dirigés vers un autre métier plus valorisant et moins contraignant ? Ce triste constat nous montre que pour évoluer dans ce domaine il faut quotidiennement se battre, accepter de prendre des sacrifices (expatriation, changement de région), mais également très important : suivre quotidiennement l’évolution du métier en s’informant (outils technologiques, actualités, rencontres réseaux, salons professionnels).

Voeux 2009 et retour de Deanie

Annecy

Tout d’abord je vous souhaite à tous et à toutes une très bonne année 2009 remplie de joie et de succès dans tous vos projets 🙂

Deanie revient avec un nouveau blog : passage sous WordPress et nouveau design. Autrement, les thématiques ne changent pas et je parlerais toujours de veille, de sciences de l’information, d’outils ou de bonnes sources à découvrir.

Pourquoi cet arrêt pendant plus de 6 mois ? : et bien après 4 ans de blogging non stop j’éprouvais une sorte de routine qui est peut-être normale. De plus je n’avais plus le temps de bloguer suite à une nouvelle situation professionnelle et un déménagement (cf la photo de mon chez moi maintenant). C’est bien simple, quand on arrête un peu d’écrire sur son blog l’arrêt définitif nous guette !
Je pense également qu’il faut avoir de nouveaux objectifs pour faire « vivre » son blog : ne pas se reposer, anticiper et avoir de nouveaux projets qui peuvent rebooster le blogueur et ses lecteurs aussi..

Beaucoup de choses m’ont manquées mais principalement :

– Partager mes infos, sources, liens que je trouve quotidiennement sur internet
– Retrouver mon réseau de blogueurs en Veille et IE avec qui j’ai pu nouer des liens : même si je ne les perds pas de vue (sur les réseaux sociaux notamment ou par flux RSS 🙂 cela me manque de ne plus pouvoir échanger avec eux 🙁
– Retrouver des liens utiles sur mon blog qui m’aidaient aussi moi-même dans ma veille quotidienne
– Découvrir de nouveaux lecteurs

Bref, la première résolution de l’année de retrouver mon petit blog peut être dorénavant cochée 🙂

Ah oui ! je remercie tous ceux qui m’ont envoyé tous ces petits mails pour me pousser à reprendre mon blog. Cela fait plaisir de voir que je suis un peu suivie, et j’avoue que j’ai même été étonnée par le nombre de mails reçus…