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Parution du dernier numéro de RESSI

Publiée une fois par année sur le site de la Haute Ecole de Gestion de Genève, la revue RESSI, la seule Revue électronique suisse de science de l’information a sortie son 12ème numéro début décembre.

 

 

A noter plus particulièrement dans le sommaire de ce dernier numéro :

  • Un style de citation standard pour Zotero – Laure Mellifluo, Michel Hardegger, Raphaël Grolimund : Un projet collaboratif (HEG-EPFL) a permis de créer un style de citation basé sur la norme ISO 690 et utilisable par Zotero, logiciel de gestion de références bibliographiques.

2012 sera l’année du 7ème anniversaire de RESSI et verra l’arrivée de changements en cours d’année. Ainsi, d’ici fin 2012 la revue devrait faire partie d’une plateforme générale sur la science de l’information en Suisse.

Une plateforme qui regroupera les lettres d’information existantes, la liste Swiss-lib, et toutes les informations et annonces concernant la science de l’information en Suisse. Enfin, à noter récemment l’ajout d’une nouvelle rubrique d’annonce de colloques.

Dossier sur les Réseaux sociaux professionnels : le document menacé par la conversation ?

Le dernier numéro de la « Revue Documentaliste – Sciences de l’information » est consacré aux réseaux sociaux professionnels :

Ce dossier présente ainsi les principes, usages et fonctions de cet outil de travail collaboratif centré sur la conversation et la mise en relation.

Dans le cadre de l’animation de la plateforme Ecobiz, j’ai moi-même contribué à la rédaction de ce numéro pour l’article « Ecobiz, le réseau social d’entrepreneurs » rédigé conjointement avec Grégory Maubon, de Bourgone Ecobiz.

Sommaire
Pôle 1 – Du collaboratif au social : l’avènement de la conversation

Les réseaux sociaux d’entreprise : repères pour un nouveau monde collaboratif. Thomas Poinsot
Animateur de communauté : un profil à géométrie variable. François Duport
Limites et dangers des réseaux sociaux ouverts dans le cadre d’une utilisation professionnelle. Sylvain Champloix
De Classmates.com aux réseaux sociaux sur mesure : petite histoire des réseaux. Grégoire Japiot

Pôle 2 – Le social sous toutes ses facettes
Les usages se diversifient dans les organisations. Émilie Ogez
Le chemin de l’Irma, de l’annuaire au réseau social. Gilles Castagnac
Coopains et militants du PS dans le même réseau social. Valerio Motta
Kinorezo multiplie les connexions dans la filière culturelle. Emmanuel Bourcet
Pic@ssos tend sa toile aux associations picardes. Ludovic Candellier
Ecobiz, le réseau social d’entrepreneurs. Grégory Maubon et Stéphanie Barthélémi
Une communauté au service de la mobilité professionnelle. Élisabeth Guilbaud
ADBS : un réseau social au service du projet associatif. Olivier Roumieux

Pôle 3 – Des outils pour toutes les plateformes
Gérer un projet de réseau social : guide méthodologique. Bruno-Louis Séguin
Des outils pour monter un réseau social : l’offre actuelle. Jean-Christophe Henrard
2010, l’année SharePoint. Hervé Basset
Elgg, un logiciel libre dans le monde des réseaux sociaux. Fabrice Colette et Florian Daniel
Créer son réseau social privé en un quart d’heure. Bruno Louis Séguin

A noter en début de la Revue une étude d’Olivier Le Deuff sur « La culture de l’information et l’héritage documentaire ».

Je conseille ce dossier à toutes celles et ceux voulant parfaire leurs connaissances sur l’animation de communautés de réseaux professionnels (techniques, moyens, outils utilisés, témoignages). Intéressant également pour observer et comprendre quelle place les professionnels de l’information peuvent retirer des réseaux sociaux dans le cadre de leurs fonctions.

Accès au sommaire

Le portail Cairn.info propose aussi ce dossier en ligne.

Table ronde des anciens étudiants de l’IUT Information-Documentation de Besançon

Le mois dernier j’ai eu l’occasion de participer à une rencontre des anciens étudiants de l’IUT Information-Communication de Besançon.

Mon parcours au sein de l’établissement aura duré 3 ans (DUT Information-Documentation puis Licence Professionnelle Veille en entreprise entre 1999 et 2002) et m’aura conforté de vouloir évoluer dans le monde de la veille et suivre de nouvelles opportunités.

Je suis donc venue avec pour objectif de pouvoir renseigner, aider le mieux que possible les étudiants en information-documentation car pour tout professionnel il est très enrichissant de transmettre ses connaissances, astuces mais également recommandations pour l’avenir.

Une table ronde avait été installée. Le thème en question était « Pour dépasser les clichés sur la veille ». Malheureusement par manque de temps nous n’en sommes restés que sur la présentation de chacun des auditeurs. Ce bref échange avec nouveaux et anciens élèves de documentation ne m’a pas empêché de faire plusieurs constats qui étaient déjà d’actualité il y a 10 ans.

1 : Bonne formation de l’IUT : les anciens étudiants ont en grande majorité admis que l’IUT leur avait fourni matière et technicité en comparaison de l’université où ils avaient poursuivi leurs études. Lorsque j’étais moi-même en maîtrise Gestion de l’Information je ressentais ce constat. Les étudiants d’alors n’avaient eu que peu de modules en documentation et peinaient pour rattraper leurs lacunes. Les stages étaient absents dans leurs cv (non obligatoire par rapport à la formation d’IUT) et ils manquaient donc d’expériences.

2 : Bonne image des IUT de la part des entreprises. Nous avons tous été unanimes pour signaler l’intérêt que portent les entreprises face à un candidat ayant son DUT. Même si un Bac +2 ne suffit plus désormais pour trouver un emploi c’est un atout efficace qui pourra faire peser dans la balance lors d’une candidature finale.

3 : Les nouveaux étudiants en Info-Documentation de Besançon sont peu nombreux par rapport aux promotions Communication et Publicité. La plupart se sont dirigés en documentation pour avoir été refusés dans une des deux autres sections. Un bref entretien avec certains d’entre eux m’ont fait comprendre qu’il y avait (encore et toujours) des clichés à savoir : poussière, archives, indexation et j’en passe… mais je dirai surtout une méconnaissance du métier. Il faudrait que dès la terminale les élèves aient une sensibilité à l’importance de l’information dans un cadre plus en réalité avec les besoins d’une entreprise. Aujourd’hui l’accent est davantage tourné sur la préservation des documents et sur la constitution d’un centre de documentation traditionnel. Ce côté plus dynamique amènerait très certainement davantage d’étudiants à l’IUT.
Bref, espérons que pour les années suivantes il y ait plus d’étudiants en info-documentation …mais aussi des éléments masculins pour inverser la tendance féminine que j’ai pu remarquer 🙂

D’ailleurs pour info j’aimerais savoir quelles sont les tendances en Information-Documentation dans les autres IUT de France par rapport aux départements Communication, Publicité, Gestion Administrative ?

4 : Malgré un bon profil opérationnel transmis par l’IUT les anciens étudiants présents à cette table ronde ont alterné entre stages et contrats précaires. Combien d’élèves non présents ce jour-ci ont abandonné et se sont dirigés vers un autre métier plus valorisant et moins contraignant ? Ce triste constat nous montre que pour évoluer dans ce domaine il faut quotidiennement se battre, accepter de prendre des sacrifices (expatriation, changement de région), mais également très important : suivre quotidiennement l’évolution du métier en s’informant (outils technologiques, actualités, rencontres réseaux, salons professionnels).