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Synthèse de la 8ème Journée franco-suisse sur la Veille stratégique et l’Intelligence Economique

Suite à la 8ème Journée franco-suisse de la Veille stratégique et de l’Intelligence Economique qui s’est tenue le 16 juin dernier à Neûchatel, vous trouverez ici une brève synthèse de la Journée en attendant un compte-rendu plus complet à paraître prochainement dans le magazine RESSI.

La journée avait pour thème cette année :
« La dimension humaine de l’intelligence économique : Valeurs, organisation, réseaux et influence « 

Elle s’est articulée autour des axes suivants au travers des témoignages d’entreprises suisses et françaises:

    – Comment identifier et utiliser, à l’externe, les personnes ou les réseaux d’influence qui peuvent s’avérer des facteurs décisifs pour remporter des marchés?
    – Comment constituer un réseau humain de veille à l’interne?
    – Quelles méthodes appliquer pour motiver les collaborateurs à la veille?
    – Quelles résistances vaincre?
    – Comment partager l’information en vue de préparer les meilleures décisions?

Outre la synthèse, vous trouverez également certaines des présentations des intervenants du jour J.

Un outil ne crée pas une communauté

Animatrice de 4 communautés à destination de PME-PMI, je me heurte trop souvent à des discours me soutenant que l’animateur de réseaux est le garant essentiel et l’acteur central de la communauté.

Or, une communauté ne vivra et ne sera pérenne que si la plateforme est développée et « boostée » par les adhérents eux-mêmes. Ceux-ci fonctionnent trop dans une logique passive, partages et échanges sont réduits.

Pourquoi selon moi y a-t-il ce constat de manque de dynamisme?

– Les adhérents ne se connaissent pas. La stratégie globale du projet est ici à prendre en compte. Deux choix : regrouper plusieurs clubs existants / secteur qui ont déjà une dynamique d’animation où les adhérents se connaissent bien en raison de la taille réduite du réseau et de la spécificité du secteur. Ou faire le choix de créer un réseau d’adhérents aux statuts et secteurs différents en se disant que la dynamique finira par prendre.
Un outil ne crée pas de communauté mais rassemble des groupes de personnes préalablement constitués. Il propose des méthodes et des règles pouvant aider ces groupes à se constituer mais il ne pourra jamais créer des synergies entre adhérents. Comment peut-on imaginer qu’une communauté puisse fonctionner avec des gens qui ne se connaissent pas et qui doivent du jour au lendemain partager opinions, expériences et informations ?

– Une logique de dynamique insufflée directement par les adhérents doit être menée à l’intérieur du réseau au détriment d’une logique passive.  L’outil doit être fait PAR eux et non pour eux. Tout en s’effaçant l’animateur doit amener les adhérents à prendre un rôle direct et actif.
La modération ne doit pas être excessive, surtout au niveau du forum car ici les adhérents y ont ici un espace qui leur est entièrement dédié. Les oppositions d’idées, débats sont à creuser. L’animateur peut ainsi lancer un débat ce qui favorisera les divergences d’opinions et amènera ainsi plus de trafic.
Les adhérents doivent participer à la stratégie de dynamique de réseau. Ils en sont les acteurs principaux, et doivent donc prendre part aux évolutions techniques du site et du projet dans son ensemble. Il faudra les convier par exemple à des ateliers brainstorming ou matinées réseaux.
Je reviendrai plus tard sur la dynamique de réseau car la question mérite à elle seule un nouveau billet :-).

– Outre une méconnaissance entre adhérents, un des problèmes constaté est la taille du réseau. Il faut ici également faire le choix de privilégier le quantitatif et faire adhérer le plus grand nombre. L’autre choix sera de partir d’un noyau dur d’adhérents et de le développer petit à petit en privilégiant la qualité.

 

La taille n’est pas synonyme de dynamisme. Il faut partir d’un noyau dur, prendre le temps de connaître les adhérents et leurs besoins. Par la suite, on pourra développer les échanges, créer une dynamique. Puis si le réseau prend, l’étendre petit à petit. L’effet de bouche à oreille prendra si le réseau fonctionne bien et les adhésions devront venir des adhérents eux-mêmes et non du prestataire de la plateforme. Certains réseaux professionnels attendent 1 an avant de pouvoir augmenter leurs adhésions, le temps de connaître les profils des adhérents.

– La taille du réseau soulève une interrogation.  Doit-on attendre que les adhérents expriment le besoin de rentrer dans la communauté ou bien doit-on les inscrire systématiquement ?
Un vrai besoin exprimé par l’entreprise favorisera plus tard son implication sur la plateforme.  Il faudra bien définir sa stratégie de ciblage / communication.

En conclusion, je dirai qu’il faut savoir prendre conscience qu’une dynamique de réseau ne se fait pas instantanément.  Il faut savoir revenir sans cesse sur le projet.

Voir aussi ci-dessous ces deux bons articles qui expriment leurs opinions quant aux règles de constitution de communauté.
Le community management c’est magique (CaddE Reputation)

Un outil ne crée pas de communauté. Ce n’’est pas parce que l’’on rassemble des personnes dans un espace en ligne qu’’elles formeront une communauté.

Comment choisir de “bonnes” communautés pour votre réseau social d’entreprise ? (Empowerpeople)

Une communauté existe “In Real Life” avant tout. L’’outil sert de facilitateur à des communautés qui existent mais peinent à se trouver et à échanger car il est difficile de savoir qui partage les mêmes centres d’’intérêts et préoccupation que soi dans l’’entreprise

Social Media Governance : base de données de rapports et études sur les médias sociaux

Difficile pour une entreprise souhaitant mener une stratégie globale dans les médias sociaux de trouver un site centralisant des exemples de politiques menées dans d’autres entreprises et pouvant l’aider à améliorer son projet.
Les études sont le plus souvent disparates sur le Net et du coup la recherche s’avère plus difficile.

Lorsque mes adhérents émettent ce besoin je leur transmets le lien de Social Media Governance, une base de données qui répertorie justement des études et rapports de stratégies d’entreprises dans les médias sociaux.

Cette base vous permettra d’avoir accès à plus de 130 rapports / études dans tous secteurs confondus (B2C, B2B, les associations, gouvernements). La lecture est gratuite mais certains rapports sont payants.

Le site a également ouvert son blog

Exemples de techniques d’animation d’un réseau physique

L’animation d’un event à destination d’entreprises requiert une logistique qui doit être préparée en amont si l’on veut s’assurer une pleine réussite le jour J.

Ainsi, animatrice Ecobiz de 4 réseaux d’entreprises je vous livre ici quelques idées que j’utilise quotidiennement lors de petits-déjeuners.

L’événement du VeilleLAB Rhône-Alpes m’a également permis de constater que même en dehors des réseaux Ecobiz certains automatismes pouvaient être utilisés pour tout type de rendez-vous.
Le contenu des rendez-vous n’est évidemment pas à prendre en compte, la cibles et les thématiques totalement différentes d’une semaine à l’autre…

  • Utilisation de badges

Indispensables ils permettent aux adhérents et membres d’un réseau d’engager la conversation. Il suffit d’ajouter nom, prénom, raison sociale et / site web.
Parfois j’ai également pu voir que le membre du réseau pouvait rajouter un besoin ou une simple question en dessous de son nom. Par exemple « recherche de partenaires dans le secteur du home staging », « besoin de m’entretenir avec un membre spécialisé dans le secteur du bois ».
L’animateur fera ainsi le relais et mettra en relation le demandeur et la personne ressource.

Le rôle de l’animateur est ici crucial, et connaissant bien les parcours professionnels et les besoins des membres du réseau concerné il peut favoriser une prise de contact rapide entre chaque membre.

  • Visibilité de l’animateur

Mettre un cordon, tee-shirt aux couleurs (logo) du réseau pour être visible des membres (et surtout des nouveaux). L’animateur doit être disponible et évoluer parmi les groupes d’adhérents mais il doit également savoir déléguer et trouver à l’intérieur du réseau des relais d’animation et de leadership. Il faut faire participer tout le monde, récompenser un membre actif en identifiant avec chacun ce qu’’il peut apporter au réseau et le rôle qu’’il peut y jouer.

  • Tour de table

Nécessaire pour vaincre la timidité et le manque de confiance des participants. Une brève présentation suffit : identité, entreprise, fonction et besoin d’être présent ce jour là.

  • Agencement de la salle

Prévoir toujours en amont la disposition de la salle par rapport au nombre de participants ( arc de cercle, tables en L, rangées…). On peut prévoir aussi d’agencer des tables rondes si le nombre n’excède pas 10 participants. Cette disposition en petit comité favorise les échanges. Tel choix d’agencement peut également se prêter selon les thématiques concernées.

 

  • Speed business meeting

Utilisé au contraire lors d’événements pouvant accueillir plus de 20 participants. Il permet de pouvoir rencontrer chaque participant lors de mini cercles de 6 à 10 personnes. Idem que le tour de table, le participant a 3 minutes pour se présenter dans les grandes lignes.
A la fin du speed business meeting, on récolte plusieurs dizaines de cartes de visite. Dès la fin de l’événement, annotez-les sans attendre : mots clefs, zone géographique concerné, question.
Pour reprendre contact, c’est quand même plus efficace de se rappeler qui fait quoi !

  • Centraliser les plaquettes / cartes de visite des membres

Ainsi, prévoir une table en avec cartes de visite, plaquettes des participants pour leur donner un espace libre à eux.

  • Questionnaire

A remettre aux participants à la fin des rendez-vous. Favoriser les questions ouvertes et ne pas excéder une page.
Via un questionnaire, les adhérents se sentent davantage concernés par les prochaines évolutions du réseau.

Bien garder en tête que le réseau est fait pour les adhérents mais surtout par eux. Leurs remarques sont essentielles et permettront à l’équipe projet d’évoluer avec eux tout au long du processus d’animation du réseau.

Enfin, n’hésitez pas à rajouter d’autres éléments qui selon vous sont essentiels pour dynamiser un réseau physique.