Archives par mot-clé : réseau

Comment développer son réseau relationnel

Evénement sur le développement de son réseau relationnel :

Le 28 mars dernier avait lieu à la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de la Haute-Savoie une soirée réseau animée par Alain Bosetti, co-fondateur du site Place des réseaux et qui après 15 années passées dans des grands groupes industriels ou de communication (3M, Compaq, Toshiba, Euro RSCG) est devenu depuis 1996 entrepreneur et « Créateur de relations ».

L’’objectif de la soirée était d’avoir des idées et actions concrètes pour développer un réseau utile et efficace.

Alain Bosetti est dans un premier temps revenu sur la notion de réseau : pourquoi a-t-on besoin de se rapprocher d’un réseau à un moment donné ?

Un des exercices était de se mettre par deux et de trouver des points communs au niveau de la vie personnelles (musique, passions…). Le but était de créer un premier contact basé sur des passions communes pouvant déboucher par la suite sur des sujets plus sérieux.

Après une première réflexion sur le réseau est venu l’importance des liens faibles dans notre vie professionnelle et personnelle.

Petit récapitulatif à ce sujet : La théorie de « La Force des liens faibles » a été énoncée par le sociologue Mark Granovetter en 1973. Les liens forts sont nos amis, la famille, nos collègues et plus globalement tous ceux que nous voyons régulièrement. Les liens faibles seront toutes les personnes avec lesquelles nous avons des relations occasionnelles.

Dans le cadre d’une recherche d’emploi, les liens faibles nous connectent à des territoires éloignés (secteur d’activité différent du nôtre..) alors qu’avec les liens forts (notamment relations professionnelles, collègues..) il y aura moins d’opportunités étant donné que nous évoluons dans le même environnement et disposons des même informations.

A ce sujet je vous invite à consulter le document sur la force des liens faibles dans le cas d’une recherche d’emploi (lien ci-dessous) et l’importance des réseaux informels par lesquels les individus accèdent à un emploi.

Ensuite, le cœur de la soirée reposait sur le développement de son réseau. Des méthodes ont ainsi pu être énoncées selon le comportement que nous avons lorsque nous entrons en contact avec les autres :

Méthode aigle :  L’aigle  repère sa cible, sollicite des mises en relation, réactive ses contacts perdus

Méthode du castor : Le castor fait du buzz, diffuse de l’information, fait rayonner son expertise, cherche à se faire repérer, à faire rayonner le savoir-faire de son entreprise via les blogs, les réseaux sociaux

Méthode du dauphin : a une grande aisance relationnelle. A l’aise dans tous les événements réseaux. Se prépare, est sélectif

Méthode de la girafe : sait valoriser sa spécificité, ses différences face aux autres.

L’objectif de la soirée était de repartir avec des billes pour s’assurer une meilleure agilité relationnelle, mais n’oublions pas que le savoir être est primordial dans ces cas là :

Comment être sûr de partir bredouille d’un événement ? :

  • Être pot de colle : au buffet, aux toilettes, partout…nous en connaissons toutes et tous
  • Passer son temps au téléphone : être à 100% avec son interlocuteur est la règle.
  • Jouer « aux siamois » avec ses collègues de travail : à ne pas vouloir s’isoler en soirée on le devient en restant avec ses collègues.

Est venu ensuite un focus sur une « présentation minute », notre bande annonce personnelle bien utile lorsque nous faisons des rencontres en soirées réseaux. La bande annonce est bien à préparer en amont de l’événement :

  1. Prénom, Nom, Société
  2. Métier / activité
  3. Qui sont mes clients ? Quels bénéfices ? (preuves à citer si besoin)
  4. Histoire : pourquoi nous effectuons ces missions, historique de notre métier
  5. Pourquoi ? : jouer sur l’émotionnel. Ce que vous aimez dans votre métier, vos aspirations…
A retenir :
  • 15 à 20 minutes par jour pour pratiquer le réseau
  • 4000 à 8000 personnes rencontrées dans une vie
  • Prendre le risque de s’exposer, de sortir de sa zone de confort : Ne pas avoir peur des conséquences, ne pas se mettre inutilement des freins : penser à la maxime : « autant essayer, et avoir une chance de décrocher un oui puisque le non tu l’as déjà. » L’échec est permanent et  évident si on le laisse gagner avant même d’essayer.
  • Avoir confiance en soi
  • Être fier sans être arrogant : pour l’arrogance cf certains prestataires de services qui déballent le listing des appels d’offres gagnés, abusent du « moi je », dénigrent les concurrents tout en regardant l’assistance avec dédain.
  • « Si vous voulez que l’on vous fasse confiance, accordez la vôtre »

+ Quelques morceaux choisis d’Alain Bosetti :

« Le réseau est un accélérateur quand tout va bien, un filet de protection qui amortit les chocs quand la situation devient difficile. C’est un outil pour atteindre un objectif bien défini. »
« L’inconnu, un allié ou un ennemi ? La question se pose naturellement ! Mais dès que l’on trouve des points communs avec lui, on voit les choses différemment. »

« Donner sans attendre de recevoir ! »

Enfin, si vous voulez en savoir plus sur le développement de son agilité relationnelle, vous trouverez ci-joint quelques références d’ouvrages et de billets de blogs ci-dessous :

« …and death came third » Andy Lopata, Peter Roper

Réseaux Sociaux, « la force des liens faibles »

Les réseaux (1) : la force des liens faibles !

La force des liens faibles et leur rôle dans la recherche d’emploi

« Le Point de Bascule » (The Tipping Point) de Malcom Gladwell

 « Comment développer votre activité avec votre réseau relationnel », Alain Bosetti / Mark Lahore :

 « The Luck factor : The Scientific study of the lucky mind » du Dr Richard Wiseman

Rencard du Web Genève #1 : le 21 juin

Après 1 an et demi de rencontres réunissant les acteurs du Web à Annecy (sessions 4 fois par an), l’équipe des Rencard du Web propose maintenant une édition parallèle à Genève.

Le premier « Rencard du Web Genève » aura donc lieu le 21 juin à La fumisterie, situé au 21 de la rue des Noirettes à Carouge. Accès par le tram 15 / 17, arrêt Industrielle.

Rendez-vous sur place le 21 juin à partir de 18h. Vous pourrez alors discuter librement avec les autres participants. Typologie du public ? :

  • Acteurs du web pour rencontrer des futurs collaborateurs, trouver des stagiaires, des partenaires, ou confronter ses idées aux autres acteurs du web.
  • Étudiants ou chômeurs pour rencontrer les employeurs et faire valoir ses qualités dans un contexte professionnel mais détendu.

Le début de soirée sera également rythmé par des présentations. Si vous souhaitez présenter aux autres votre projet, précisez le lors de votre inscription. L’inscription est gratuite, mais les consommations sont à votre charge.

Plus d’infos et plan d’accès

Inscription en ligne

Rendez-vous donc le 21 Juin !

Nouveau site pour PoleDocumentation

PoleDocumentation, le site des professionnels des l’information et de la documentation refait peau neuve pour la rentrée.

Retour sur les objectifs du réseau : Conseils et astuces pour optimiser votre recherche d’emploi dans la documentation, la veille, les bibliothèques, les services d’archives à travers une liste de diffusion. Le site se présente également comme un outil pour aider les entreprises à recruter des professionnels de l’info-com, de la veille, de l’archivistique.

Rubriques :

  • Astuces pour l’emploi : « pistes pour candidatures spontanées », « je débute dans ma recherche d’emploi »
  • Offres d’emploi
  • Astuces pour les pro : « vous venez d’être embauché », « professionnel confirmé »
  • Portraits et témoignages : « documentaliste indépendant,  financier »…
  • Outils :  guides et dossiers à télécharger

Le réseau PoleDocumentation ne fonctionne que sur le bénévolat, afin d’assurer la totale gratuité de ses services. Il recherche régulièrement des bénévoles, pour des missions ponctuelles ou de plus longue durée : cf projets en cours. Si vous souhaitez participer au développement de la plateforme, n’hésitez pas à contacter le réseau ! Ces missions peuvent notamment s’effectuer dans le cadre de travaux en groupe / projets tutorés d’étudiants.

Enfin pour donner son avis sur cette nouvelle mouture vous pouvez remplir le questionnaire suivant

L’animation d’un Speed Business Meeting : méthode, moyens et limites

Vous trouverez ci-joint un mémo réalisé sur le Speed Business Meeting. Il m’aide dans l’animation quotidienne des rendez-vous de Networking.

 

 

 

Méthode, moyens et limites

Le premier objectif d’un Speed Business Meeting est de faire du réseau. Ce concept permet de se présenter succinctement à un maximum d’interlocuteurs afin de générer des contacts, saisir des opportunités d’affaires, partager des expériences, le tout dans une ambiance décontractée.

Les entreprises que je suis sont friandes de cette technique d’animation. Pour qu’elles soient pleinement satisfaites à la sortie du Speed, quelques règles sont à suivre en amont du Rendez-vous. Mais avant de rentrer plus dans les détails de logistique et de moyens, revenons sur le concept même du Speed Business Meeting.

Vous l’aurez peut-être compris, cette technique d’animation vient du concept du Speed Business Dating pour célibataires. Il a ensuite été déployé pour la communication d’entreprise. Des groupes de 5 à 10 personnes ( le nombre peut varier en fonction de la taille de l’assistance) sont ainsi constitués dans lesquels chacun a l’occasion de se présenter et de distribuer ses cartes de visite. Dans le cadre d’Ecobiz les personnes ont une minute pour s’exprimer à l’ensemble du groupe. 5 secondes sont ensuite nécessaires pour que la personne (ou numéro 1) donne une carte de visite à tout le groupe. Le numéro 2 enchainera, ainsi de suite jusqu’au dernier participant du groupe.

Il sera nécessaire au participant de préparer en amont une rencontre de Networking. Par la suite chacun des participants devra traiter les informations récoltées à la fin de la rencontre :

AVANT une rencontre de Networking

  • Préparez son entretien : mots clés qui décrivent votre savoir faire,  état d’esprit et vos besoins. Surtout, ne pas apprendre par cœur son discours !
  • Se chronométrer : apprendre à se présenter en soixante secondes. Le but est de résumer son activité en 1 minute et d’aller au plus important. Le participant pourra par la suite développer en amont son projet professionnel à la suite du Speed Business Meeting.
  • Checker son profil sur les réseaux sociaux et actualiser si besoin
  • Ne pas oublier les cartes de visite (en quantité suffisante ! ), stylo et support pour prises de notes : j’insiste sur ce point car nombreux sont ceux qui oublient ou qui apportent un stock limité de cartes de visite. Selon l’événement et les rotations, les entreprises peuvent rencontrer entre une vingtaine et trentaine d’interlocuteurs et le stock s’épuise vite !
  • Venir à l’heure ! : en effet, pour des raisons logistiques un participant en retard ne pourra pas intégrer un groupe.  Pour la Haute-Savoie attention au quart d’heure savoyard….si si on le constate !

PENDANT une rencontre de Networking

  • Soyez curieux et ouvert
  • Présentez-vous en balayant bien du regard l’ensemble du groupe
  • Mémoriser les participants de son (ses) groupe(s) par des mots clés, des annotations et tout élément qui vous permettra par la suite de la visualiser et de ré-engager la conversation en dehors du SBM : une réaction à chaud est essentielle
  • Soyez concis : définissez clairement votre fil conducteur : ce que vous recherchez, ce que vous proposez, à qui, pourquoi et comment ? Une autre question importante à se poser face à l’interlocuteur : « y a-t-il un endroit où nos intérêts respectifs sont susceptibles de se rencontrer? et si oui comment ?
  • Parler distinctement pour être entendu de tout son groupe : avoir à l’esprit que d’autres engagent en même temps la conversation dans d’autres groupes et cela peut vite devenir une cacophonie

APRES une rencontre de Networking

  • Ajouter dans vos réseaux sociaux type Linkedin ou Viadéo les profils qui vous ont semblé intéressants par rapport à votre activité mais aussi très important par rapport au feeling
  • Ne pas hésiter à rencontrer certains participants en dehors du cercle mais attendez quelques jours avant de pouvoir prendre contact
  • Faire un court debrief de sa présentation et trouver si besoin les améliorations qui seront utiles pour un prochain Speed (notamment sur les techniques de communication et l’aisance à l’oral).
  • Il est important de peaufiner un nouveaux discours avant chaque rendez-vous. Il serait dommage de réutiliser le même pour chaque rencontre car de nouveaux besoins peuvent apparaître d’un événement à l’autre.

L’animateur a également un rôle crucial à jouer dans la mise en place du Speed Business Meeting. Nous verrons ici la logistique et les éléments employés pour que tout puisse se dérouler sans souci le jour J :

 Constitution des groupes :  1 rotation = un groupe. A la fin d’une rotation un roulement se fait dans la salle et de nouveaux groupes sont constitués.

  • De 0 à 10 personnes : 2 rotations de 20 minutes
  • >10 : 1 groupe de 4 + 1 groupe de 5 : 2 rotations de 20 minutes
  • De 25 à 50 personnes : 5 groupes de 5 : 3 rotations de 20 minutes

La constitution des groupes se fera par rapport aux profils d’activités des entreprises mais également à leurs besoins clairement exprimés : recherche de partenaires, besoin d’un porteur de projet de rencontrer une jeune entreprise pour avoir des astuces, conseils et mises en garde, un industriel souhaitant rencontrer un fournisseur. Penser aux pastilles et gommettes de couleurs à donner aux participants par rapport à leurs profils.

Horaires du Speed Business Meeting : 2 choix :
Le matin juste avant le début d’une intervention (entre 8h30 et 8h45) : prévoir une arrivée tardive des inscrits ( cf quart d’heure savoyard vu précédemment) SOIT à la fin d’une présentation afin de permettre aux participants de la réunion de partir tranquillement s’ils ne sont pas intéressés par le Speed.

Choix du lieu : Tout dépend du type d’animation et du nombre d’inscrits. Prévoir un % de pertes / par rapport aux choix de la salle. Le choix de la salle pourra ainsi se faire une semaine avant le Speed, date à laquelle les inscriptions seront closes.

Assistance : Le jour J, l’animateur devra s’aider au minimum de 2 personnes (internes à l’entreprise) pour constituer rapidement les groupes et faire les changements de rotation si besoin.

Matériel : Prévoir un ou plusieurs micros, sono pour se faire entendre de tous. Il faut bien évidemment tester le matériel en amont du Speed Business Meeting. L’animateur est le seul garant du timing : prévoir de chronométrer.

Le timing : si le temps imparti est dépassé (en raison du retard d’arrivée des inscrits ou dans la constitution des groupes) on peut supprimer une rotation. Ne pas empiéter sur le temps consacré à la conférence ou réunion qui suivra.

Limites

  • Assister à ces rencontres réseaux dans une optique personnelle et non pour partager. Les participants sentent les réticences de certains à ne pas se dévoiler. Ne pas oublier que la première impression que l’on fait à autrui est essentielle… Un essoufflement est souvent à déplorer. En effet, le risque est de vouloir trop en organiser et lorsque le filon fonctionne bien on a trop tendance à en abuser. Espacer les rencontres ! Une fois par mois est un bon ratio en sachant qu’en dehors du Speed vous aurez d’autres soirées réseaux.
  • Compter uniquement sur le même vivier de participants : en effet, une fois que nous avons rencontré les mêmes personnes à différents Speed il est compréhensible de ne plus vouloir participer.
  • Des profils trop homogènes : combien de fois j’ai eu des remarques de personnes me disant qu’ils rencontraient toujours le même profil de membres… La limite du Speed prend ici tout son sens  : trop de porteurs de projet, pas assez d’entreprises du monde de l’industrie, trop de consultants, pas assez de profils aux compétences techniques. Prendre un ratio égal de profils d’activités.
  • La confidentialité : en effet, de nombreux participants n’osent pas se dévoiler en raison de la confidentialité / secteur d’activité.  Certaines PME ont encore besoin d’améliorer leurs rapports face au networking. Différence avec les Etats-Unis par exemple ? « Là où les Latins ont davantage tendance à protéger leurs idées, dans la Silicon Valley, ce n’’est pas l’idée qui a de la valeur – on peut la partager – mais sa concrétisation » (Jean Rauscher, directeur général d’Yseop ( cf Liens ci-dessous)

Une rencontre de type Speed Business Meeting aura plus de succès  si la cible est éclectique. Les porteurs de projets, créateurs et jeunes entreprises sont les profils qui y participent le plus volontiers. Raison qui explique pourquoi on voit très souvent des événements réseaux organisés en Chambre de Commerce. Il est plus difficile de faire venir les industriels. Ceux-ci trouveront plus d’intérêt dans les clubs sectoriels.

Pour ma part,  je préfère networker autrement. Premièrement cela fait trop « procédure » : 1 minute, 3 top chrono, exposer son discours, donner sa carte et passer la parole à son voisin. Des échanges sont tout autant enrichissants à travers des réunions, salons, colloques, tables rondes et même TGV. Chacun y trouvera son compte, tout dépend de ce que l’on cherche et surtout de notre personnalité. Les grands timides ont besoin « d’être poussés » à networking et ce type d’animation leur conviendra parfaitement.

 

Quelques liens :

Networking Groups for Businesses

Speed Business Meetings® : stimulez les prises de contact entre membres !

French Tech Tour : savoir tirer profit des soirées de Networking

Regards croisés sur la Veille – Livre blanc collaboratif

Hier est sorti un livre blanc collaboratif dédié exclusivement à la veille et la recherche d’informations. L’objectif est d’apporter un regard et des méthodologies et sur la pratique de la Veille dans divers métiers, le tout agrémenté d’interviews de professionnels.

Je ne peux que vous conseiller cette lecture d’été, enfin peut-être pas sur la plage mais après vous faites comme vous voulez ^^

J’ai été ravie de participer à ce beau projet 🙂 J’en profite pour dire un grand MERCI à l’équipe coordinatrice, à savoir Anne Laure Raffestin, Camille Alloing (merci de m’avoir sollicitée pour m’exprimer sur les actions de sensibilisation !) , Flavien Chantrel (merci pour ta réactivité et ta disponibilité tout au long de l’ébauche) et Terry Zimmer qui ont pris du temps pour voir aboutir ce beau projet d’e-book collaboratif.

Si vous avez besoin de plus d’éléments liés à la sensibilisation et aux actions liées à la veille et à l’animation de communautés n’hésitez pas à m’envoyer un petit mail 🙂

Sommaire :
1 Les notions et outils de bases
2 Pas de veille sans humains : du spécialiste au tous veilleurs ?
3 Les notions et outils avancés
4 La veille pour les travailleurs du web
5 Enjeux et perspectives d’avenir

Support d’intervention : « Animation d’une Communauté de Veille »

Voici ma présentation faite en octobre dernier aux étudiants de l’IUT Information-Communication de Besançon. Tiens je profite pour mettre en lien l’adresse de leur blog récemment mis en ligne 🙂

L’objectif était de leur parler de mon activité en tant qu’animatrice réseau pour Haute-Savoie Ecobiz.
Pour cela, deux axes :

L’animation physique à travers les petit-déjeuners. Pour cela j’ai défini 4 verbes clés me servant à m’orienter dans l’organisation de chacun des événements : PREPARER, ANNONCER, ANIMER, RESEAUTER

L’animation virtuelle via la plateforme web et l’interaction qui en découle face au réseau physique.

En seconde partie j’aborde les nouveaux métiers envisageables aujourd’hui pour un professionnel de l’Information, à savoir l’E-Réputation et et le Community Management.

Je fais juste en introduction un bref aparté sur mes expériences professionnelles et formations effectuées pour se faire une idée de parcours menant après un DUT en Information Communication.

Comme toujours, cela est très gratifiant de pouvoir transmettre son savoir, de donner aux étudiants des astuces et conseils utiles pour la suite de leurs parcours.
Ces interventions nous amènent également à nous repositionner et à vouloir sans cesse apprendre pour mieux transmettre. Et quoi de mieux que de susciter de l’intérêt chez les étudiants, cible qui selon moi est toujours bien agréable en complément d’un public de PME.

Un outil ne crée pas une communauté

Animatrice de 4 communautés à destination de PME-PMI, je me heurte trop souvent à des discours me soutenant que l’animateur de réseaux est le garant essentiel et l’acteur central de la communauté.

Or, une communauté ne vivra et ne sera pérenne que si la plateforme est développée et « boostée » par les adhérents eux-mêmes. Ceux-ci fonctionnent trop dans une logique passive, partages et échanges sont réduits.

Pourquoi selon moi y a-t-il ce constat de manque de dynamisme?

– Les adhérents ne se connaissent pas. La stratégie globale du projet est ici à prendre en compte. Deux choix : regrouper plusieurs clubs existants / secteur qui ont déjà une dynamique d’animation où les adhérents se connaissent bien en raison de la taille réduite du réseau et de la spécificité du secteur. Ou faire le choix de créer un réseau d’adhérents aux statuts et secteurs différents en se disant que la dynamique finira par prendre.
Un outil ne crée pas de communauté mais rassemble des groupes de personnes préalablement constitués. Il propose des méthodes et des règles pouvant aider ces groupes à se constituer mais il ne pourra jamais créer des synergies entre adhérents. Comment peut-on imaginer qu’une communauté puisse fonctionner avec des gens qui ne se connaissent pas et qui doivent du jour au lendemain partager opinions, expériences et informations ?

– Une logique de dynamique insufflée directement par les adhérents doit être menée à l’intérieur du réseau au détriment d’une logique passive.  L’outil doit être fait PAR eux et non pour eux. Tout en s’effaçant l’animateur doit amener les adhérents à prendre un rôle direct et actif.
La modération ne doit pas être excessive, surtout au niveau du forum car ici les adhérents y ont ici un espace qui leur est entièrement dédié. Les oppositions d’idées, débats sont à creuser. L’animateur peut ainsi lancer un débat ce qui favorisera les divergences d’opinions et amènera ainsi plus de trafic.
Les adhérents doivent participer à la stratégie de dynamique de réseau. Ils en sont les acteurs principaux, et doivent donc prendre part aux évolutions techniques du site et du projet dans son ensemble. Il faudra les convier par exemple à des ateliers brainstorming ou matinées réseaux.
Je reviendrai plus tard sur la dynamique de réseau car la question mérite à elle seule un nouveau billet :-).

– Outre une méconnaissance entre adhérents, un des problèmes constaté est la taille du réseau. Il faut ici également faire le choix de privilégier le quantitatif et faire adhérer le plus grand nombre. L’autre choix sera de partir d’un noyau dur d’adhérents et de le développer petit à petit en privilégiant la qualité.

 

La taille n’est pas synonyme de dynamisme. Il faut partir d’un noyau dur, prendre le temps de connaître les adhérents et leurs besoins. Par la suite, on pourra développer les échanges, créer une dynamique. Puis si le réseau prend, l’étendre petit à petit. L’effet de bouche à oreille prendra si le réseau fonctionne bien et les adhésions devront venir des adhérents eux-mêmes et non du prestataire de la plateforme. Certains réseaux professionnels attendent 1 an avant de pouvoir augmenter leurs adhésions, le temps de connaître les profils des adhérents.

– La taille du réseau soulève une interrogation.  Doit-on attendre que les adhérents expriment le besoin de rentrer dans la communauté ou bien doit-on les inscrire systématiquement ?
Un vrai besoin exprimé par l’entreprise favorisera plus tard son implication sur la plateforme.  Il faudra bien définir sa stratégie de ciblage / communication.

En conclusion, je dirai qu’il faut savoir prendre conscience qu’une dynamique de réseau ne se fait pas instantanément.  Il faut savoir revenir sans cesse sur le projet.

Voir aussi ci-dessous ces deux bons articles qui expriment leurs opinions quant aux règles de constitution de communauté.
Le community management c’est magique (CaddE Reputation)

Un outil ne crée pas de communauté. Ce n’’est pas parce que l’’on rassemble des personnes dans un espace en ligne qu’’elles formeront une communauté.

Comment choisir de “bonnes” communautés pour votre réseau social d’entreprise ? (Empowerpeople)

Une communauté existe “In Real Life” avant tout. L’’outil sert de facilitateur à des communautés qui existent mais peinent à se trouver et à échanger car il est difficile de savoir qui partage les mêmes centres d’’intérêts et préoccupation que soi dans l’’entreprise

Retour sur le premier VeilleLAB Rhône-Alpes

Marie a fait un compte rendu nickel sur son blog alors je ne sais pas quoi rajouter de plus mais je vais essayer d’en faire un, surtout pour Arnaud pour qu’il puisse avoir un petit compte rendu alors qu’il était malheureusement absent le jour J.
Un autre retour plus pro de l’événement sera bientôt disponible sur le site officiel du VeilleLAB.

Arrivée
Stéphane, Pierre, Yannick et moi étions les premiers à arriver au lieu dit du Café du bout du monde et je peux dire que le GPS a chauffé et nous a fait prendre un dédale de petites ruelles dans le boin coin fort sympathique de la Croix Rousse.
A la terrasse une question me taraudait : je n’avais jamais vu de visu certains participants (seulement une petite photo via Facebook ou Twitter) et une petite pancarte VeilleLAB (comme on peut voir avec les guides dans les groupes de touristes) aurait été judicieuse ^^
Par exemple, à un moment j’ai vraiment cru que Mael était arrivé et nous attendait devant le bar. Je n’arrêtais pas de fixer le « faux Mael » qui a bien du me prendre pour une folle…
En revanche, j’ai reconnu Laurent qui semblait lui attendre quelqu’un. Je me suis lancée en allant vers lui, qu’avais-je à perdre alors que je m’étais déjà ridiculisée précédemment ^^
Les participants sont arrivés petit à petit et comme il faisait bien chaud c’était une bonne idée d’avoir organisé le RDV dans le sous-sol du bar.

Début de soirée
Des groupes ont commencé à se constituer.
Avec Mael nous avons bien discuté de nos expériences mutuelles au sein d’une CCI alors qu’au même moment la Chambre des Métiers 74 arrivait en force avec Séverine et Virginie.
Avec Stéphane j’ai pu discuter du décryptage d’offres d’emploi dans la veille en Suisse, avec Pierre de référencement, de blogueurs influenceurs ou non, de projets perso pro etc : un vrai web entrepreneur aux 10 idées à la minute 🙂
J’ai aussi fait la connaissance de Sir Chamallow : je ne vous dis pas son vrai prénom car il faut pour cela le voir en vrai 🙂

L’après soirée
Après moult discussions l’appétit se faisait sentir. Sur les conseils de Sir Chamallow une douzaine d’entre nous sommes allés à une pizzéria du coin. L’ambiance était toujours aussi sympa et on discutait de sujets plus persos : les geeks étaient en bout de table à zyeuter le nouvel Iphone 4 de Marie alors que de notre côté c’était plutôt un débat sur la Coupe du Monde de Foot de long en large avec même un petit point sur l’E-réputation par rapport à l’équipe de France.

La soirée s’est terminée aux environs de 23h, heure de tous reprendre nos directions respectives en espérant se revoir pour un prochain apéro. Mais on s’est quitté avec « un très vite sur le Net ».

Applaudimètre
Un grand merci à toutes et tous pour vendredi dernier. Je me répète mais je ne pensais pas qu’il y allait y avoir 22 personnes pour une première. Mention spéciale à Patrick et Thomas qui sont venus tout spécialement pour nous de Paris et Besançon.
22 c’est un bon début et ce n’est pas la taille qui compte mais les discussions !

Un grand merci à Laurent et Christophe pour le prêt de la salle. Vous avez fait du très bon travail et vous nous avez assuré un énorme gain de temps. Merci aussi pour votre motivation et implication dans le projet 🙂
Merci Arnaud pour ton enthousiasme tout au long de la gestion du projet. Promis on en refait un très vite avec ta présence cette fois-ci.

Enfin je profite pour lancer un grand MERCI à toute l’équipe VeilleLAB Paris et notamment Dorothée qui a géré comme une chef la logistique malgré la distance. Elle était également super réactive et répondait rapidement à tous nos mails pour nous aider.
Note aux futures équipes des VeilleLAB Nord et Alsace : vous ne serez pas déçu, c’est très enrichissant humainement et vous avez tout à y gagner ^^

Je profite pour rajouter ici la liste des twitterers présents à la soirée que Sir Chamalllow a compilé. N’hésitez pas à vous rajouter si ce n’est pas déjà fait.

Ingrédients pour le prochain événement :
– Faire un vrai tour de table pour délier les langues et vaincre la timidité.
– Faire plus de photos !
– Mettre plus d’affiches sur l’événement à l’intérieur du bar
– Evoluer davantage parmi les participants et faire en sorte que tout le monde puisse se rencontrer.