Le Parc

Aujourd’hui je suis allée voir Le Parc au palais Garnier. Ce ballet crée par Angelin Preljocaj se décompose en trois actes dont chacun s’ouvre sur quatre « Jardiniers » aux gestes d’automates et s’acheve sur un duo d’amour entre les deux héros du Parc. Les deux héros étaient assurés par le premier danseur Yann Bridard et par la première danseuse Eleonora Abbagnato.

Les costumes étaient magnifiques, la mise en scène soignée et la musique (pièces de Mozart) s’intercalait si bien avec le jeu des danseurs et l’histoire.

« Angelin Preljocaj a visité la littérature des dix-septième et dix-huitième siècles français, qui ont fait pousser une floraison de codes et de comportements amoureux, de la sublimation platonique au libertinage : sentiments pudiquement contenus de La Princesse de Clèves de Mme de La Fayette, ou audaces diaboliquement calculées des Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos, en passant par la Carte du Tendre de Melle de Scudéry – précieux jeu de l’oie de la conquête du cœur – sans oublier les miroirs trompeurs du travestissement cher à Marivaux…. »

« En ces lieux inhospitaliers, un quatuor de jardiniers – modernes cupidons aux lunettes noires (l’amour est aveugle !) – rythme la mécanique des affrontements sentimentaux : on s’observe, on s’aguiche, on se désire, on se refuse. Avec leur aide industrieuse, les forteresses de l’orgueil finiront par céder, libérant des ardeurs trop longtemps réprimées.. »

Source : Opéra de Paris

The Noise of Time

Hier à l’Opéra Garnier se jouait the Noise of Time, pièce conduite par les acteurs de la troupe Complicite et jouée par l’Emerson String Quartet. La mise en scène est admirablement signée par Simon McBurney.

Pendant 1h25, nous voyons défiler la vie et l’oeuvre de Dimitri CHOSTAKOVITCH jusqu’à l’ultime tableau du dernier quatuor, écrit par le compositeur un an avant sa mort.

« Tantôt c’est le tintamarre que fait le succès, lorsqu’à 20 ans, Chostakovitch jouit de la renommée. Tantôt c’est le silence assourdissant, lorsque, dès les années 30, son oeuvre, jugée décadente et formaliste par le régime stalinien, se voit condamnée à l’oubli, « indigne de la musique russe », inaudible dans son propre pays. À cette violence qui va toujours croissant, le compositeur oppose sa musique. On y entend la mélancolie, la souffrance. Mais cette musique est portée, aussi, par le triomphe, par une force qu’on imagine puisée dans le sentiment de la nécessité intérieure…. » http://www.opera-de-paris.fr/?Rub=Fiche&Genre=Frontieres&Id=725

Comment calmer M. Bracke

Dimanche, dans Ubik j’ai retenu mon attention sur la sélection de ce livre « Comment calmer M.Brake » écrit par Gerard Mordillat. Pourquoi? et bien il est fait mention d’un employé travaillant dans le monde des archives depuis vingt-ans dans les sous-sols de son entreprise. Un jour par une simple décision du directeur il se fait renvoyer comme ça. Le fait que le héros travaille dans le monde de l’information m’a interpellé.

Cette histoire peut faire rebondir sur le probleme des documentalistes d’entreprise et de toute cellule d’information. Lorsqu’une entreprise compte baisser son effectif c’est toujours ce service qui « saute » en premier. C’est un discours que j’ai malheureusement bien souvent entendu lorsque j’ai rencontré des interlocuteurs professionnels de l’information.

La New York Public Library ouvre sa galerie numérique

Quel bonheur de surfer sur la NYPL Digital Gallery 🙂 La bibliothèque a numérisé plus de 275 000 images et prévoit d’en ajouter 225 000 autres d’ici à 2005. L’objectif de la New York Public Library est de rendre accessible ce fonds à un plus large public : « De l’étudiant en histoire, au web designer à la recherche d’anciennes photos de New York City, en passant par la créatrice qui cherche l’inspiration à travers des images de vêtements ‘vintage' », a souligné David FERRIERO, Directeur du département recherche à la NYPL. »