Les nouveaux enjeux de l’intelligence économique : chat avec Alain Juillet

Les Echos publie le le script complet du chat du mardi 20 février sur le site des Echos avec Alain Juillet, Haut responsable chargé de l’intelligence économique au Secrétariat général de la Défense nationale.

Bram Bargh : Quel est le budget alloué aux opérations relevant de « l’intelligence économique » ? Existe-t-il, comme c’est le cas aux Etats-Unis (In-Q-Tel, CCAT…), un fonds d’investissement qui soutient des initiatives économiques, des brevets particulièrement innovants des PME ou bien qui place de la ressource (moyens techniques et/ou humains) ?

Alain Juillet : Le budget est réparti entre les différents ministères. Oui, nous avons lancé des fonds d’investissement stratégiques pour aider les PME performantes dans les technologies clés en liaison avec la Caisse des Dépôts et des investisseurs privés, dans le respect des règles européennes.

fredk : Les groupes français se plaignent souvent de la faiblesse des moyens français comparés aux moyens utilisés par les Etats-Unis, par exemple, pour soutenir leur industrie. On entend parler de pressions politiques, d’espionnage industriel, etc. La France est-elle si en retard en la matière ? Comment l’Etat peut-il soutenir ses grands groupes dans ce domaine ?
Alain Juillet : La France a une politique volontariste d’aide à ses entreprises. Il faut faire attention dans les comparaisons car les aides et subventions ne sont pas les mêmes des deux côtés de l’Atlantique. Tous les pays essaient d’aider et d’appuyer leurs entreprises face à la conccurence internationale. En réalité, le principal problème pour l’Etat est de veiller à ce que le combat concurrentiel se passe à armes égales. Je ne crois pas que l’on puisse dire que la France est en retard mais l’Etat ne peut pas se subtituer aux entreprises pour négocier ou construire leur compétitivité.

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