Les Think Tanks et la mondialisation

James G. McGann, membre du Foreign Policy Research Institute de Philadelphie, a récemment présenté les résultats d’un projet pilote devant conduire à localiser les think tanks « leaders » dans le monde. L’étude, intitulé « The Global ‘Go-To Think Tanks’: The Leading Public Policy Research Organisations in the World » a cherché à évaluer les travaux de plus de 5 000 institutions, en identifiant les think tanks les plus importants à la fois au niveau local et régional.

Menée sur une période de 18 mois, cette étude a examiné plus de 2 000 organisations et instituts américains et 3 000 institutions non américaines. Ont par conséquent pu être établis plusieurs classements, dont celui des « 10 premiers think tanks mondiaux ». Six structures européennes figurent dans celui-ci : deux belges (dont l’une détient la première place), deux britanniques, une française (l’IFRI) et une allemande.

« Si le nombre de think tanks a considérablement augmenté depuis 25 ans, c’est essentiellement en raison de la fin du monopole gouvernemental sur l’information, de la complexité des questions à traiter, de l’influence grandissante des acteurs nonétatiques et du besoin d’une « information concise délivrée au bon format et au bon moment ». Le rôle d’interface tenu par les think tanks entre le monde politique et le monde académique devrait, selon l’auteur du rapport, conforter leur situation actuelle. Ces structures doivent cependant veiller à ne pas négliger leur capacité de communication et s’assurer qu’elles combinent rigueur intellectuelle, sens politique et originalité. » (Source : Note de Veille n°88 du Centre d’Analyse Stratégique).

Voir aussi : La mondialisation entraîne l’explosion du nombre de think tanks (Source : Euractiv.com)

Les pôles de compétitivité sont-ils efficaces ?

En attendant l’audit des 71 pôles de compétitivité qui doit être rendu pour le mois de juin, une étude réalisée par une équipe de chercheurs du Centre pour la recherche économique et ses applications (Cepremap) se montre critique sur l’efficacité réelle de ce dispositif lancé en 2005 pour relancer l’innovation.

En voici les principales conclusions avec Philippe Martin, l’un des auteurs, professeur à l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne et qui a été interviewé sur Localtis Info :

  • Localtis : Quelles sont les conclusions de votre enquête ?

Philippe Martin : Nous avons cherché à mesurer le gain réalisé par une entreprise qui intègre une zone d’emploi où d’autres sociétés, travaillant dans le même secteur d’activités, sont regroupées. Notre conclusion est simple : s’il y a bien un gain, il est très modeste. Pour obtenir 5 à 8% de gain en productivité, il faut doubler le nombre de travailleurs situés sur la même zone d’emploi, ce qui correspondrait à un véritable bouleversement géographique pour la France. Pour nous, le gouvernement a mis trop d’attentes dans cette politique des pôles. Il y a des gains mais il ne faut pas attendre un miracle.

  • Comment jugez-vous les objectifs de cette politique des pôles ?

Ils ne sont pas clairs. L’Etat ne sait pas choisir entre des objectifs d’efficacité et des objectifs d’aménagement du territoire, avec une volonté de répartir, de manière équitable, les 71 pôles labellisés. Les objectifs devraient être avant tout d’ordre économique. L’Etat devrait aussi réfléchir à la façon dont il pourrait aider les entreprises à attirer des travailleurs. Les travailleurs français restent peu mobiles d’une région à l’autre. C’est une véritable problématique pour les entreprises. Sur ce point, les collectivités locales ont des efforts à faire, notamment en matière d’infrastructures publiques et de réglementations locales.

  • L es collectivités reprochent souvent au gouvernement de privilégier les « gros » pôles de compétitivité. Qu’en pensez-vous ? »

Les collectivités veulent toutes avoir un pôle de compétitivité sur leur territoire. Elles souhaitent que l’Etat donne un peu à tout le monde. Or, ce « saupoudrage » de la politique des pôles, c’est l’inverse de ce qu’il faut faire. En revanche, c’est vrai qu’il faudrait davantage aider les petites et moyennes entreprises, et notamment les monoétablissements, à s’investir dans les pôles, plutôt que de subventionner des grandes entreprises qui n’ont pas forcément besoin de l’intervention de l’Etat pour développer leurs innovations.

Accès à l’étude du Cepremap : Les pôles de compétitivité : Que peut-on en attendre ?

Palmarès des 10èmes Trophées INPI de l’Innovation

Hier, les 10èmes Trophées INPI de l’Innovation ont été décernés en partenariat avec Oséo. Depuis leur création, en 1991, ces prix distinguent les PME-PMI qui ont su se développer grâce à leur politique en matière de propriété industrielle, et les organismes de recherche et laboratoires pour leur capacité à valoriser leur recherche et développement grâce à la propriété industrielle.

Ainsi sont évalués selon leur pertinence, les activités de veille technologique et concurrentielle, les dépôts de titres de propriété industrielle (brevets, marques…), la gestion et l’exploitation de licences, ou encore la lutte contre la contrefaçon.

Lauréats 2007

Voir également l’interview de Benoît Battistelli, directeur général de l’INPI dans l’édition de la Tribune d’aujourd’hui.

Rapport sur la veille dans les entreprises françaises

La société Digimind a publié fin décembre sur son site internet le « Premier baromètre des pratiques de veille stratégique des grandes entreprises françaises ». Le rapport est à télécharger au format PDF (après une inscription au préalable…).

« Ce 1er baromètre met avant tout en lumière un décalage fort entre d’un côté l’importance croissante de la veille dans l’entreprise pour soutenir sa compétitivité et de l’autre l’absence d’outils adaptés et de méthodes éprouvées pour répondre à cette mission. » (Alice Vin, auteur de l’étude à l’IAE d’Orléans)

Publication du 1er baromètre des pratiques de veille

Et je profite de ce premier message de l’année pour souhaiter une très bonne année à tous ! 🙂

Processus d’intelligence collective : comment le mettre en place et le pérenniser ?

C’est à cette question qu’a voulu répondre le GFII lors du séminaire « Quels processus collaboratifs pour une démarche de veille et d’intelligence économique ? » organisé le 27 novembre dernier. L’objectif était de présenter ce que recouvre le processus d’intelligence collective et de l’illustrer à partir d’exemples concrets.

L’ensemble des interventions sont désormais consultables en ligne sur le site du GFII.

Au sommaire :

  • Méthodes et outils pour le déploiement de démarches d’intelligence collective autour de la veille : Ludovic Bour, Responsable du Département Intelligence Economique & Innovation, ACFCI et Christian Langevin, Directeur des Opérations, Qwam Content Intelligence
  • Intelligence collective en entreprise – We are smarter than me : François-Xavier Testard-Vaillant, Chargé de mission pour l’IE, EDF R&D
  • Intelligence Sportive, Intelligence Collective : retours d’expérience et perspectives : Frédérique Bordignon, Ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports – Préparation Olympique et Paralympique

Source : GFII

Veille technologique : témoignage dans le secteur de l’emballage

Dans le cadre du salon Europack-Euromanut 2007 (Salon des solutions et des équipements d’emballage, de conditionnement, de stockage et de manutention pour l’industrie et la distribution), qui s’est tenu à Lyon du 13 au 16 novembre, plusieurs interventions se sont déroulées sur les thèmes de la veille technologique et de l’innovation. Ainsi, le groupe Smurfit Kappa France a pu témoigner de l’apport d’une démarche de veille dans le secteur de l’emballage et apporter sa vision de l’information stratégique et des moyens mis en oeuvre pour garder un « avantage compétitif ».
Jean-Noël BARNERON du CEIS-Innovation 128 a également participé au débat en présentant un document sur les concepts opérationnels de l’IE et de la veille qui peuvent être mis en place au sein d’une entreprise.

Intervenants :

  • Jean-Noël BARNERON – Responsable Projet Veille Technologique – Innovation 128 – CEIS (Compagnie Européenne d’Intelligence Stratégique)
  • Frédéric PASTOT, Directeur Marketing, SMURFIT KAPPA FRANCE
  • Hubert FERRARI, Innovation Manager, SMURFIT KAPPA FRANCE

Accès aux documents :
Intelligence Economique et Veille : Des concepts…opérationnels au service des entreprises
Veille technologique, Intelligence économique : une stratégie à la portée des entreprises de l’emballage (Frédéric Pastot)
Veille pour une entreprise proactive (Hubert Ferrari)

Source : Emballage Digest