Veille éducation numérique

Veille éducation numérique est un bulletin de veille informationnelle sur le numérique éducatif. Le bulletin est géré par la Direction générale de l’enseignement scolaire (DGESCO), composante du Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche en France.

 

Veille éducation numérique

 

Les articles traitent des enjeux liés aux technologies numériques : intelligence artificielle, traçabilité numérique, handicap et numériques. Ils traitent également de leurs usages dans le cadre des apprentissages scolaires.

 

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Développer son esprit critique face au monde de la désinformation

Un cycle de conférences de Gérald Bronner

Le sociologue Gérald Bronner a conclu en mai 2025 un cycle de conférences intitulé « Développer son esprit critique face au monde de la désinformation », tenu du 04 février au 13 mai 2025 à la Sorbonne, avec le soutien de la Fondation Descartes.

 

 

L’ère des infox et des « vérités alternatives » menace ce qu’il y a de plus précieux dans les sociétés humaines : la possibilité du débat constructif. Ainsi, l’une des solutions possibles les mieux identifiées par la science contemporaine à cette situation préoccupante est que chaque citoyen puisse affiner son jugement face à ce déferlement d’informations : développer son esprit critique. C’est ce que propose ce séminaire gratuit et ouvert à toutes et tous en Sorbonne, grâce au soutien de la Fondation Descartes.

Ce séminaire vise ainsi à armer intellectuellement le public contre les mécanismes de la désinformation en explorant les limites de la rationalité humaine et les biais cognitifs. Quatre sessions étaient ainsi proposées :

 

« Développer son esprit critique face au monde de la désinformation », première partie du cycle de conférence présenté par Gérald Bronner. Gérald Bronner est Professeur à la Sorbonne, membre de l’Académie des technologies et de l’Académie nationale de médecine.

 

Malgré un accès sans précédent à l’information, la crédulité persiste. Bronner souligne que la surabondance de données crée une concurrence intense sur le marché de l’information, facilitant la propagation des infox ;

 

L’auteur souligne les limites dimensionnelles (temps et espace), culturelles et cognitives de la rationalité.

 

La troisième conférence explore la manière dont nos désirs influencent notre raisonnement. Phénomène connu sous le nom de pensée motivée ou pensée désirante. Gérald Bronner propose ainsi des exercices pratiques pour reconnaître et atténuer cette influence.

 

Enfin, la dernière séance vise à examiner quelques-uns des biais, des croyances et des illusions les plus courantes qui pèsent sur le jugement humain (biais d’optimisme, doute hyperbolique, biais d’échantillonnage). Mais des solutions existent avec la pédagogie de l’erreur, le changement de cadre, le contre-feu comme le prebunking ou la théorie de l’inoculation, le rétrojugement.

 

Podcast sur la menace cognitive

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Une saison de podcast (6 épisodes) écrite par Bruno Giussani sur la menace cognitive.

  • Episode 1 : la bombe dans la cuisine, qu’est-ce que l’intégrité cognitive
  • Episode 2 : la fracturation de l’attention : l’IA, les algorithmes et nous, les risques du bruit cognitif
  • Episode 3 : les machines qui lisent nos pensées : petit précis de neurotechnologie
  • Episode 4 : Guerre cognitive : quand le cerveau devient un terrain de bataille
  • Episode 5 : Remparts légaux : la réponse réglementaire face à la menace cognitive et les enjeux législatifs
  • Episode 6 : Défendre notre intégrité cognitive : l’hygiène mentale à l’ère numérique et l’intelligence artificielle

Pour écouter :

Spotify: https://lnkd.in/d-EK6Wy8

Deezer: https://lnkd.in/d9bEBJVB

 

Des épisodes qui explorent une dimension aussi invisible que décisive de notre temps: l’intégrité de nos esprits dans un monde saturé d’écrans, de réseaux sociaux, d’IA et de neurotech.

 

Ce podcast interroge les transformations en cours, et propose une grille de lecture des enjeux liés à l’intégrité cognitive. Il explore comment notre attention, nos perceptions et notre autonomie de pensée et de décision sont devenue des cibles.

 

« Une cartographie d’un nouveau monde dans lequel nous faisons les premiers pas, et qui va peu à peu se peupler d’une grande variété d’entités synthétiques qui seront nos nouveaux voisins, partenaires, concurrents, serviteurs, collègues, patrons, amis ou ennemis. »

 

Hors-série sur la fabrique de l’opinion

Informer c’est d’abord vérifier. Il n’y a jamais eu autant de médias et pourtant, il n’a jamais été aussi difficile de s’informer sans défiance. Comment démêler le vrai du faux ?

 

Voici un très bon Hors série du Monde paru le 15 mai qui répond à ces questions et consacre un dossier à la désinformation et à la fabrique de l’opinion.

 

Fake-news

 

 

« La Fabrique de l’Opinion » explore les rouages de l’information, les influences médiatiques, les dynamiques sociales qui construisent l’opinion publique.

➡️ L’Histoire : Illuminati, obsessions conspirationnistes.

➡️ Les outils : nos biais cognitifs en action, la guerre de l’information à l’heure des nouvelles technologies, les IA ont-elles des opinions ?

➡️ Le Monde : les climatosceptiques, mercenaires de l’intox

➡️ Les pare-feu : des médias qui se réinventent.

Entretiens avec Albert Moukheiber, Gloria Origgi, Paul Farhi, Anne-Sophie Novel

Trouver des informations pour faire son étude de marché

L’étude de marché constitue une étape cruciale dans le processus de création d’entreprise. Elle permet d’évaluer précisément le milieu dans lequel on souhaite s’implanter et de minimiser les risques liés au lancement d’une nouvelle activité. Pour réussir cette phase, il est essentiel de savoir où chercher les informations pertinentes.

 

Comment Trouver les Bonnes Informations pour Réaliser son Étude de Marché

 

Les Sources Documentaires Spécialisées

Fiches, Dossiers et Ouvrages Sectoriels

Pour débuter votre étude de marché, plusieurs ressources documentaires sont disponibles :

  • Bpifrance Création propose des dossiers Projecteurs qui rassemblent des informations sectorielles essentielles : chiffres-clés, ratios, conseils, éléments juridiques et réglementaires. Voir aussi ce lien.
  • L’Ordre des experts comptables met à disposition des analyses sectorielles détaillées.
  • Le portail « Orientation pour tous«  offre une vision globale des secteurs d’activité.

 

Les Études de Marché Professionnelles

Les cabinets spécialisés produisent des études de marché complètes qui, bien que payantes et destinées principalement aux grandes entreprises, fournissent des informations très précieuses :

 

Le Terrain : Sources Pratiques d’Information

Les Manifestations Professionnelles

Les salons professionnels permettent au créateur d’entreprise d’être directement sur le « terrain » pour :

  • Percevoir les tendances du marché
  • Rencontrer des fournisseurs et des clients potentiels
  • Analyser la concurrence

Pour identifier ces événements, consultez :

La réalisation d’une étude de marché approfondie constitue un pilier fondamental pour tout projet entrepreneurial. Face à la multitude de sources d’informations disponibles, savoir s’orienter vers les plus pertinentes devient un véritable atout stratégique.

L’entrepreneur avisé saura combiner les différentes ressources à sa disposition : documentation sectorielle, études professionnelles, observations de terrain, données statistiques et analyses concurrentielles. Cette démarche méthodique lui permettra non seulement d’évaluer avec précision le potentiel de son projet, mais également d’anticiper les évolutions du marché et d’identifier les opportunités à saisir.

Au-delà de la simple collecte d’informations, c’est l’analyse critique et la mise en perspective de ces données qui feront la différence. Une étude de marché bien menée n’est pas une garantie absolue de succès, mais elle réduit considérablement les risques d’échec en permettant d’ajuster le projet aux réalités du terrain.

 

Créer du lien, pas du bruit : l’enjeu oublié des communautés

Animer une communauté

Réflexions sur les raisons d’échec d’une communauté (et comment les éviter)

Construire une communauté est un processus complexe, organique, qui demande bien plus que de simples outils ou moyens financiers.

Trop souvent, des erreurs fondamentales compromettent la croissance ou la pérennité d’une communauté.

Voici quelques points de vigilance et conseils issus d’observations concrètes :

Quelques conseils :

 

Ne pas tout miser sur l’image de marque :

Ne pas changer de nom, ni de logo si la (les) communautés ne fonctionnent pas. Plutôt logique me direz-vous mais pas pour tout le monde. Certaines entreprises modifient ainsi en espérant voir un changement positif.

 

L’animateur n’est pas un figurant :

– Place de l’animateur : intégrer l’animateur directement au projet. Il doit être en contact direct avec le prestataire pour la simple raison qu’il utilise les outils au quotidien. Certaines organisations doivent repenser leur système d’organisation pour intégrer un CM. Lorsque j’étais à la CCI de la Haute-Savoie, je n’avais aucun contact avec le prestataire de la plateforme alors que j’avais pourtant envie d’échanger avec eux pour des modifications, problèmes sur le site. Il fallait obligatoirement que je passe par le projet qui transmettait alors au prestataire.

L’animateur (ou community manager) doit donc être au cœur du projet, en lien direct avec les équipes techniques et décisionnelles. Trop souvent, il est cantonné à un rôle périphérique, alors que c’est lui qui a les signaux faibles, les retours des membres, les insights de terrain.

Qui a dit que le système en collectivités était lourd ? C’est une totale absurdité de passer par un tiers mais si j’avais dû passer en front directement avec le prestataire, le projet aurait eu moins de travail…c’est bien ce qu’il se passe dans beaucoup de collectivités ou le pôle projet est indépendant du pôle process et on voit bien les conséquences : lenteur du système, rétention de l’information…

 

Les communautés éphémères ou forcées :

Les petites entreprises ont un problème dans le sens qu’elles visent une seule chose : la croissance. Leur entreprise tourne autour du mandat de croître le plus rapidement possible. Le problème est que les communautés ne fonctionnent pas ainsi. Plutôt facile de croire que l’argent peut aider à tout, mais c’est vraiment déconsidérer l’aspect social, l’aspect l’humain.

Les plus grandes organisations ont aussi un problème, puisqu’elles se sentent déjà « établies » et ont déjà une forte notoriété. Elles considèrent qu’elles peuvent investir beaucoup d’’argent et faire apparaître instantanément une communauté enflammée autour de leur marque.

 

Pas d’écoute = pas de communauté :

Trop d’organisations lancent une communauté sans processus structuré d’écoute active. Sondages, feedback, tests d’idées, tout cela doit être intégré dès le départ.

 

Culture interne incohérente :

Si les valeurs de la communauté ne sont pas incarnées en interne, cela se voit. Une entreprise toxique ne peut pas bâtir une communauté bienveillante.

 

Construire une communauté ne se décrète pas. Elle se cultive. Et comme toute culture, elle demande du soin, du temps, de l’attention, et surtout : de la cohérence entre ce qu’on dit et ce qu’on fait. Le jour où les organisations comprendront cela, elles arrêteront peut-être de confondre audience et lien.