Animation et pédagogie : la porte des réussites

J’ai terminé récemment un module d’une cinquantaine d’heures en Veille stratégique et E-Réputation. Comme j’ai passé pas mal de temps auprès d’eux, j’ai voulu expérimenter une technique pédagogique qui m’avait interpellée sur Twitter.

La technique s’apparente à une porte des réussites. En toute fin du dernier cours, les étudiants laissent ainsi des post-it autour de la porte en indiquant par un seul mot ce qu’ils ont compris, retenu ou aimé.

 

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La classe inversée

Une méthode d’enseignement au service des activités d’apprentissage

 

Classe inversée
Source : http://www.classeinversee.com/

 

Historique de la classe inversée :

Cette semaine, dans le cadre de l’Université Savoie-Mont-Blanc, eut lieu pour les équipes enseignantes un atelier consacré à la classe inversée qui avait un double objectif. Le premier était d’avoir une description des caractéristiques générales de ce modèle. Le second était de nous donner une méthode et des moyens de construire une inversion de classe adaptée à son contexte d’enseignement sans modifier (ajouts) d’heures de cours.

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Qu’est-ce que la veille ? : présentation dynamique

Une présentation dynamique pour sensibiliser à la veille d’information

 

veille d'information

 

Réalisée par Anne, documentaliste à Toulouse (@AdelineIsach), cette présentation (trop courte dommage :/) sensibilise aux enjeux de la veille d’information, présente la notion de surveillance de son environnement mais aussi du concept du terme “information”.

La présentation a été réalisée via l’outil de gestion de contenu, genially. Bien qu’elle soit succincte, on peut utiliser cette source par exemple dans le cadre d’une classe inversée pour poser le sujet de manière globale.

Serious games en éducation aux médias et à l’information

Voici une sélection de “serious games” et de jeux pour apprendre pour éduquer aux médias et à l’information.

 

Source : http://www.educadis.fr/

 

Via   et 

  • Jeux en ligne : dans cette rubrique se trouvent notamment un jeu pour apprendre à vérifier si une information, une image, une vidéo ou un site Internet sont fiables ou pas.  Un jeu est également disponible sur les fausses informations et recherches de sources.
  • Jeux et Internet responsable : Jeux sur la protection de la vie privée sur Internet
  • Escapes games et autres :  Un jeu de plateau qui permet de débattre autour de l’éducation aux médias et à l’information. Un escape game sur les théories du complot.
  • Nouvelle écriture journalistique : Pour découvrir quelques exemples de serious games qui abordent l’actualité.

 

Les bienfaits du travail en groupe

Source : Educol.net

Voici la suite du premier article sur le travail en groupe. Aujourd’hui j’aborde les bienfaits du travail en groupe qui revêt ainsi plusieurs points positifs :

 

 1 / Apprendre mieux :

  • Intérêt du petit groupe
  • Apprentissage par les pairs

2 / Apprendre ensemble :

  • Orientation vers un but commun
  • Les membres du groupe peuvent s’entraider : tirer vers le haut les éléments les plus faibles
  • Mise en commun des ressources cognitives

3 / Apprendre à collaborer :

  • Débattre, présenter
  • Empathie, écoute

L’intervenant doit poser les conditions : Qu’est-ce qui est vraiment important ? le résultat final ou le processus de l’apprentissage pédagogique ? De plus, à l’heure où les notes sont gages de sélection et de barrage, les intervenants doivent orienter les étudiants à maximiser l’apprentissage du travail d’équipe.

Par la suite, les animatrices sont revenues sur les propos de Rolland Viau, anthropologue et enseignant, qui a posé un modèle des 3 composantes de réussite d’un travail en groupe (CCV) :

C : Compétence. Sentiment d’acquérir de la compétence par l’étudiant.

C : Contrôlabilité : faire choisir le thème et les membres de l’équipe par les étudiants. Leur donner la liberté à ce sujet.

V : Valeur que l’on donne à la tâche.

Important, ces 3 composantes sont liées et nécessitent un ajustement si l’une d’entre elles perd de sa visibilité.

Du point de vue de l’intervenant voici la plue-value du travail en groupe :

  • Sensibiliser les étudiants aux cas concrets. Le mieux est lorsqu’une entreprise locale donne directement une étude à faire. J’ai ainsi pu expérimenter cet exemple et je peux vous dire que les élèves sont encore plus motivés.
  • Utiliser de nouveaux espaces d’apprentissage : on peut aller directement dans l’entreprise qui a fait la demande de l’étude, Bibliothèque Universitaire, espace de co-working…toute salle extérieure à la salle de classe est un grand pas.
  • Travailler ensemble et collectivement

Il est toujours bon aussi de connaître les avis des étudiants sur le travail en groupe. Voici justement un ressenti des étudiants que nous avons écouté lors d’un enregistrement vidéo réalisé par l’Université de Savoie Mont Blanc :

  • Interaction avec chacun
  • Une façon plus naturelle de travailler
  • Entraide entre élèves : tirer les éléments plus faibles vers le haut
  • Cas concret axé sur le monde d’entreprise et non plus cours magistral avec l’intervenant
  • Concentration : permet de se concentrer par périodes et non en continu comme pour un cours théorique.
  • Frustration d’arrêter le TD en cours présentiel au moment d’arrêter le timing. En parlant de timing, voici une minuterie visuelle très pratique, nommée Time Timer que l’intervenant peut avoir à sa disposition. Il permet de matérialiser le temps par une représentation visuelle et la partie visible du disque diminue au fur et à mesure que le temps s’écoule jusqu’à disparaître.

Voici une bibliographie si vous désirez en savoir plus la pédagogie dans l’enseignement supérieur :

Enfin, un petit mot pour conclure, extrait des mémos de l’IPM, de l’Université de Louvain en Belgique, source très enrichissante dans la pédagogie : “le travail de groupe n’est généralement pas une fin en soi. Le but de cette “méthode” est l’apprentissage personnel de l’étudiant”.

Le prochain article traitera de la dynamique du groupe et des différents rôles organisés dans l’espace de travail.